Malmedy: les travailleurs de GC Paper reconnus victimes de la faillite de l'entreprise en 2009

La justice liégeoise a reconnu les travailleurs de l'entreprise papetière malmédienne GC Paper, mise en faillite en avril 2009, comme victimes des agissements des repreneurs (photo: Palais de Justice de Liège)
La justice liégeoise a reconnu les travailleurs de l'entreprise papetière malmédienne GC Paper, mise en faillite en avril 2009, comme victimes des agissements des repreneurs (photo: Palais de Justice de Liège) - © RTBF

La justice a reconnu les travailleurs de l'entreprise papetière malmédienne GC Paper, mise en faillite en avril 2009, comme victimes des agissements des repreneurs. Selon le tribunal, la faillite était bien frauduleuse.

En 2008, l'entreprise Gruppo Cordenons, déjà en faillite, était vendue à un investisseur canadien. Cinq mois plus tard et après de nouvelles dettes, la société, rebaptisée GC Paper, avait été définitivement fermée, laissant 177 travailleurs sur le carreau.

Mais ce jeudi, le tribunal correctionnel de Liège a donné raison à ces travailleurs. Christian Jacquemin, président de la FGTB Verviers Ostbelgien: « Il y a une reconnaissance pour les travailleurs en tant que victimes par le tribunal, ce qui est une grande première, en tout cas à notre connaissance, dans ce genre de dossier ».

Et les syndicats ne comptent pas s'arrêter là. Ils prévoient d'interpeller des politiques pour réclamer qu'une loi encadrant mieux les conditions de reprise d'une société soit mise sur pieds. Christian Jacquemin:  «Pour responsabiliser plus celui qui cède l'entreprise à un repreneur dans ce type de situation afin qu'il ait une co-responsabilité pendant un certain laps de temps. Ici, c'était une faillite frauduleuse et qui a été organisée pour vraiment se décharger envers les travailleurs mais aussi envers les fournisseurs ».

L'investisseur canadien a été condamné à un an de prison avec sursis et 5.500 euros d'amende. Le directeur financier a écopé de cinq mois avec sursis et 2.750 euros d'amende. Les deux travailleurs qui s'étaient portés partie civile reçoivent eux un euro symbolique à titre de dommage moral.

Archives: Journal télévisé 24/04/2009

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