Lutte contre la discrimination au logement: bientôt des tests de situation et des "clients mystères"

Selon une étude récente, un tiers des agents immobiliers acceptent clairement de discriminer.
Selon une étude récente, un tiers des agents immobiliers acceptent clairement de discriminer. - © DR

La discrimination au logement, une pratique, hélas, encore trop courante à Bruxelles. Cela concerne essentiellement l'origine et le niveau de revenus des candidats locataires.

Selon une étude récente, un tiers des agents immobiliers acceptent clairement de discriminer. Le gouvernement bruxellois vient donc de se mettre d'accord sur de nouveaux outils pour lutter contre cette discrimination. Le secteur du logement rejoindra ainsi bientôt le domaine de l'emploi.

Six critères dits "protégés" sont pris en compte : l'origine ethnique, la source de revenus, la composition familiale, l'âge, le handicap et le genre.

Après l'information, la sensibilisation et l'information des professionnels de l'immobilier, le gouvernement franchit une nouvelle étape. Il vient d'adopter le recours à des tests de situation et à des clients mystères pour détecter les éventuelles infractions.

Pour les candidats locataires, la charge de la preuve constitue le principal obstacle. Il est en effet souvent difficile de démontrer la discrimination dans le chef du propriétaire ou de l'agent immobilier. Les tests de situation permettent de remédier à cet inconvénient. Cela consiste à envoyer deux profils de candidats identiques en modifiant l'un ou l'autre des critères protégés. On compare ensuite les réactions des bailleurs pour vérifier s'il y a ou non discrimination.

Le "client mystère" permet d'établir directement si un agent immobilier accepte une demande discriminante de la part d'un propriétaire. Le projet d'ordonnance doit encore passer le cap du Parlement bruxellois avant de devenir effectif.

Archive : JT 03/04/2018

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