Chasse à Lustin: "Je ne laisse pas mes enfants dans le jardin"

Lustin: tous aux abris à cause des chasseurs ?
Lustin: tous aux abris à cause des chasseurs ? - © Tous droits réservés

Les chasseurs de la commune deviennent-ils un peu trop envahissants ? C’est l’avis d’une habitante, Valerie-Anne Dupont qui, dans une interview pour nos confrères de Sudpresse dénonce le fait qu’il "est impossible d’aller se promener dans les bois de Lustin à cause des chasseurs". Dans une photo prise à la fin de mois de novembre, elle regrette que des abats de sangliers aient été laissés sur le bord d’un chemin. Pour Philippe Bricman, le titulaire du droit de chasse pour la commune, il y a peut-être eu des dérives regrettables, mais les chasseurs s’évertuent à respecter les règles et la sécurité des riverains.

Les abords de Lustin offrent 300 hectares de bois et de plaines pour les chasseurs. Même si les relations sont plutôt cordiales avec les habitants, au moment des battues, tout le monde se met aux abris. "En général, on en profite pour aller faire un tour en ville, nous explique un habitant. Ils sont quand même à proximité des maisons, donc je ne laisse pas mes enfants dans le jardin. Mais dans tous les cas, on est prévenu de leur présence".

Des riverains s’inquiètent à demi-mot de la grande présence de miradors, près des habitations. Philippe Bricman assure que toutes les règles de sécurité sont respectées : "Tous les miradors sont placés au minimum à 100 mètres des habitations. Et jamais nous ne tirons vers les habitations". Pour des questions de sécurité, les zones où se déroulent les battues sont inaccessibles au promeneur.

Une autre habitante regrette également que certains chasseurs laissent parfois traîner des abats. "J’ai toujours été habituée à vivre à côté des chasseurs, mais je n’ai pas peur. La seule chose qui me dérange, c’est quand ils dépiautent des animaux et qu’ils les jettent un peu partout". Une anecdote qui rappelle une photo prise par Valerie-Anne Dupont, sur laquelle on voit des boyaux de sangliers. Pour le titulaire du droit de chasse pour la commune, "lors de notre dernière battue, il y a une bête qui a été vidée, et nous n’avons pas été suffisamment attentifs. Nous plaidons coupable".

Pour connaître les dates et les lieux des battues, rendez-vous sur le site internet de ProfondevilleUne page, il faut le dire, peu compréhensible pour le grand public.

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