Louvain-la-Neuve: robots médicaux cherchent partenaires industriels

La prothèse robotisée CYBERLEGs++ est issue de la recherche universitaire, menée notamment dans les laboratoires de l'UCL et de la VUB.
La prothèse robotisée CYBERLEGs++ est issue de la recherche universitaire, menée notamment dans les laboratoires de l'UCL et de la VUB. - © UCL/VUB

Les robots qui font avancer la médecine, ce n'est plus de la science-fiction. Des robots qui aident les chirurgiens, qui facilitent la rééducation ou permettent d'affiner les diagnostics se développent de plus en plus. "On peut penser, par exemple, à des robots de rééducation, qui ont été développés au sein de laboratoires de l'UCL et sont maintenant vendus à des hôpitaux", précise Renaud Ronsse, ingénieur et professeur de mécatronique à l'UCL. Il participe au centre d'expertise "Louvain Bionics" créé voici quatre ans au sein de l'université, qui rassemble des ingénieurs en robotique, des médecins, des spécialistes des neurosciences...

Mélanger les carnets d'adresses

Louvain Bionics a invité ce mercredi des acteurs des acteurs du monde industriel à une après-midi de "networking". Un réseautage indispensable pour que les robots développés dans les laboratoires universitaires puissent un jour être utilisé par les acteurs du monde médical et leurs patients. "Les universitaires et les chercheurs  ne sont plus deux mondes qui se regardent de loin. Mais de temps en temps, cela vaut la peine de mélanger les cartes de visites et les carnets d'adresses, de faire se rencontrer des gens qui ne se connaissent pas encore", poursuit Renaud Ronsse. D'autant que certaines innovations nées en laboratoire peinent à trouver des partenaires industriels. Le projet européen baptisé CYBERLEGs++, une jambe entièrement robotisée, reçoit ainsi peu de retour du secteur des prothèses orthopédiques. "C'est un secteur conservateur, qui préfère voir naître une entreprise qui développe son produit et montre au monde que ça fonctionne, avant de décider d'investir ou de racheter une spin-off", témoigne Pierre Cherelle, de la VUB. Il a décidé de lancer une spin-off, une PME créée au départ de laboratoires universitaires, pour lancer sur le marché une version partielle du projet: une prothèse de cheville robotisée. La VUB a réalisé la prothèse er l'UCL a testé un algorithme qui contrôle le comportement du robot. "Les partenaires présents ici sont déjà connus, mais cela peut ouvrir d'autres portes, pour des financements par exemple", explique-t-il.

Archive : Centre d'expertise robotique (JT 12/11/14)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK