Louvain-la-Neuve : les kots-à-projets pris d’assaut par les étudiants pour la rentrée prochaine

Vivre les confinements et semi-confinements successifs dans une maison avec des amis, certains d’entre vous y ont peut-être rêvé, surtout parmi les plus jeunes. Pour une partie des étudiants du supérieur, c’était une réalité.

Le campus universitaire de Louvain-la-Neuve compte 78 kots-à-projets : des kots communautaires où les étudiants mènent ensemble un projet qui leur tient à cœur. "Ce sont des lieux où la vie en communauté est très marquée", explique Louison Descamps du Kap Expé, qui organise des sorties sportives en extérieur. "Au sein du kot, on fait des soirées à thème, des activités, on est même parti ensemble en vacances plusieurs fois. On est dix-douze étudiants, c’est une belle petite bulle pour vivre ces périodes de confinement."

Cette vie communautaire a de quoi faire des envieux : au moment de créer l’équipe pour l’année 2021-2022, le Kap Expé a fait face à plus de septante demandes : "d’habitude il y a quand même beaucoup de monde qui postule, mais on ne s’attendait pas à un si gros chiffre ! On a été assez impressionné et ça n’a pas été facile de faire notre choix.", relate Louison Descamps.

Le kot partenaires interculturels a fait face à la même situation : une quarantaine de demandes pour seulement trois chambres qui se libéreront en septembre prochain. "Je pense que c’est un impact direct du confinement de mars dernier et des semi-confinements qu’on a depuis un an", explique Raphaël Van Puymbroeck, membre du kot partenaires interculturels. "Les étudiants veulent s’assurer de ne pas devoir rester chez eux, chez leurs parents s’il y a de nouvelles mesures fortes. Moi personnellement j’ai très très bien vécu mon confinement." Selon l’Organe, le collectif qui chapeaute le 78 kots-à-projets du campus, les demandes seraient en moyenne deux à trois fois plus nombreuses que les années précédentes.

Du côté des propriétaires de kots privés, la situation se présente aussi favorablement pour la rentrée académique prochaine. Pour l’agence immobilière Eckelmans, très présente à Louvain-la-Neuve, la demande pour des kots n’est pas du tout affectée par la crise sanitaire et l’enseignement à distance. "On voit même une petite hausse de demandes pour l’an prochain", explique Elette Rahavard. "Je pense que les jeunes sont contents de se retrouver entre eux, de partir de chez eux. Et du côté des parents, je pense qu’ils sont contents aussi de télétravailler en paix chez eux !Les kots communautaires sont là aussi les plus convoités. Le prix pour la location de ce type de bien l’explique en partie, mais la crise sanitaire a bel et bien donné aux jeunes des envies de vie communautaire.

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