Logistique: la société espagnole Cacesa s'installe à l'aéroport de Liège

Cacesa a choisi la Cité ardente pour sa situation géographique mais surtout pour la présence du géant chinois Alibaba, avec lequel elle collabore.
Cacesa a choisi la Cité ardente pour sa situation géographique mais surtout pour la présence du géant chinois Alibaba, avec lequel elle collabore. - © SOPHIE KIP - BELGA

La société Cacesa, filiale du géant aéronautique IAG (Iberia, British Airways), s'installe à l'aéroport de Liège, où elle a accueilli ce jeudi son premier avion d'un client en provenance de Chine, a appris l'agence Belga à Madrid, à l'occasion d'un séminaire de l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex).

Basée à Madrid, Cacesa est active dans le transport de fret, de courrier, la logistique et l'administration liée aux douanes. Elle a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros. La PME espagnole vient de s'installer à Liège où elle a engagé une personne, en cherche activement une deuxième et s'attend à compter cinq collaborateurs dès la fin 2020.

"Aujourd'hui, nous avons reçu notre première livraison à Liège, d'un client chinois. D'ici la fin de l'année prochaine, nous prévoyons de faire passer 60 millions de colis par l'aéroport de Liège", explique Rodrigo Peñas, directeur commercial et des opérations de Cacesa. La société espagnole, qui fait office d'intermédiaire logistique, pense en effet pouvoir convaincre des opérateurs actuellement actifs aux aéroports d'Amsterdam ou de Francfort de se tourner vers Liège.

Cacesa a choisi la Cité ardente pour sa situation géographique mais surtout pour la présence du géant chinois Alibaba, avec lequel elle collabore. La PME espagnole avance aussi une raison qui pourrait paraître à certains surprenante: la grande efficacité des administrations belges, notamment des douanes. "En Espagne, une société étrangère aurait eu besoin de 18 mois pour établir son activité. En Belgique, nous avons pu le faire en quatre mois. Nous en sommes très heureux", poursuit Rodrigo Peñas, dont la société se repose tout de même sur un géant aéronautique comme IAG.

Cacesa avance néanmoins un bémol par rapport à son expérience en Wallonie: la main-d'œuvre qualifiée y est jugée "rare et chère". "Cela a été plus difficile de recruter la responsable de notre bureau à Liège que de trouver ma femme... Et nous pensions avoir trouvé un second collaborateur, mais il vient de nous annoncer qu'il avait signé ailleurs", sourit le responsable de Cacesa, qui n'en est pas moins très optimiste par rapport à ses nouvelles activités à Liège Airport.

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