Lobbes: un garçon de 13 ans débarqué d'un train pour un oubli d'abonnement

Maxime a 13 ans. Il prend son train tous les jours à Lobbes pour se rendre à l'école à Erquelinnes. Mardi matin, il est distrait et oublie son portefeuille à la maison. Il n'a donc ni son abonnement, ni sa carte d'identité et pas un sou. Il s'aperçoit de son oubli dans le train au moment où l'accompagnateur arrive près de lui pour le contrôle habituel. Maxime fouille son sac et ses poches, et très ennuyé explique la situation à l'accompagnateur.

Selon les dires de l'adolescent, l'homme est très énervé et lui dit "Dégage, sors du train !". Maxime reste calme, ne montre aucune agressivité et est débarqué du train à l'arrêt suivant, à Fontaine-Valmont. Il n'y a pas de gare et personne à qui s'adresser. Un peu sonné par ce qui lui arrive, il prend son GSM et appelle sa mère qui vient finalement le récupérer.

Marie-Noëlle est scandalisée par la mésaventure de son fils: "Je peux comprendre qu'on soit énervé, et qu'on ait des problèmes, mais cet accompagnateur n'avait pas à s'en prendre à un passager comme cela. Quand j'ai rejoint mon fils, il avait l'air perdu. En plus il s'est senti humilié devant ses copains." Elle l'a donc conduit à l'école et a décidé de porter plainte auprès de la SNCB.

Une procédure réglementaire

Du côté de la société de chemins de fer, on rappelle que les règles sont très strictes : si un passager a oublié son abonnement, l'accompagnateur doit lui faire compléter un formulaire C170, un constat de non-billet. Le passager a quinze jours pour se présenter dans la gare de son choix afin de prouver qu'il possède effectivement un abonnement. Toute charge est dès lors abandonnée. Reste alors à payer 8 € de frais administratifs.

Quoi qu'il en soit, l'accompagnateur ne peut en aucun débarquer un mineur d'âge comme ce fut apparemment le cas pour Maxime. Là aussi, le règlement prévoit une procédure bien établie. "S'il faut, pour une raison valable bien sûr, débarquer un mineur d'âge, c'est dans une gare où il y a du personnel pour pouvoir l'accueillir et l'assister, ou alors à un point d'arrêt avec un service de sécurité pour accompagner le jeune. Il n'est jamais laissé à l'abandon, ce n'est pas notre politique", précise Véronique Piraux, chargée des relations publiques à la SNCB.

Une enquête est en cours pour essayer de comprendre ce qu'il s'est réellement passé. Depuis, remis de ses émotions, Maxime reprend le train tous les jours et promet de ne plus oublier son abonnement.

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