LLN: Xylowatt, la spin-off de l'UCLouvain, est en faillite

Xylowatt s'était spécialisée dans l'installation de centrales biomasse à partir de déchets de bois (illustration).
Xylowatt s'était spécialisée dans l'installation de centrales biomasse à partir de déchets de bois (illustration). - © Xylowatt

La société, spécialisée en production de gaz à partir notamment de déchets de bois, était bien connue dans le monde des énergies renouvelables. Mais ce qui se renouvelait surtout ces derniers mois, c'était des bilans comptables négatifs. Au point que la situation était devenue intenable pour les dirigeants.

En 2019, Xylowatt affichait tout de même une perte de 2,5 millions d’euros. En 2018, c’était encore pire, avec moins 2,7 millions. Les patrons ont donc décidé de déposer le bilan.

Mais ce n’est pas encore la fin de l’entreprise. Comme l’a confié le PDG Pierre Mottet à nos confrères de l’Echo, Xylowatt est en fait mise en pause pour stopper justement ces pertes de liquidités. Mais elle reviendra prochainement.

Alors, petit retour en arrière : Xylowatt a été créée en 2001. En vingt ans, l’entreprise n’a pas réussi à connaître le succès qu’on lui prédisait. Concrètement, elle n’a pas accumulé assez de contrats pour survivre, malgré deux faits notoires : la création d’un réacteur à deux étages pour les cliniques universitaires de Mont-Godinne en 2017, et un contrat de 11 millions d’euros pour le remplacement d’un gazéifieur en Croatie la même année. D’importants investissements tant publics que privés sont également intervenus.

Mais tout cela n’aura finalement pas suffi. Une bonne nouvelle tout de même : Xylowatt a annoncé qu’elle conservait dix de ses vingt employés. Pour préparer ses futurs projets.

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