LLN : Expulsion musclée pour les squatteurs de La Maison Blanche

LLN : Expulsion musclée pour les squatteurs de la petite maison du lac
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LLN : Expulsion musclée pour les squatteurs de la petite maison du lac - © Tous droits réservés

Les négociations n’ont pas duré longtemps. 11h30 ce matin, les occupants de "La Maison Blanche" de Louvain-la-Neuve refusent les négociations proposées par l’UCLouvain, propriétaire des lieux. Et c’est l’intervention policière. Une brigade de la police fédérale entre en action. Sur les images ci-dessous, les premières personnes arrêtées sont les sympathisants qui bloquaient la porte. Quelques coups inutiles sont donnés par les forces de l’ordre. Pas de passage à tabac non plus.

La police utilise ensuite le bélier pour défoncer la porte et évacuer les entraves installées. Les occupants de "la petite maison du lac" avaient appris hier soir que la police viendrait les expulser. Ce vendredi matin, un petit groupe de jeunes s’était mobilisé aux aurores pour occuper les lieux, barricader les portes et fenêtres et attendre la tempête.

A 10 h, le communiqué tombe : la bourgmestre Julie Chantry a bien signé l’arrêté d’évacuation. Les autorités s’appuient sur le rapport des pompiers qui pointe 16 points non conformes. Notamment le manque de conformité électrique et de gaz, le manque de résistance au feu des planchers et toiture et le fait que le bâtiment n’est pas accessible aux véhicules de pompiers.

10h30, la bourgmestre et une représentante de l’UCLouvain arrivent sur place. Il y a un désarroi dans le regard de la mayeur. "Je n’aime pas du tout ce qui se prépare mais vu le rapport des pompiers, je n’ai pas le choix, je dois faire évacuer." L’UCLouvain propose que tout le monde se voit autour d’une table pour parler du projet culturel que les occupants veulent développer à condition que les occupants sortent immédiatement. Mais la confiance est rompue. Et les négociations tournent court. 19 personnes sont arrêtées et mises au cachot pour quelques heures.

Et quoi maintenant ?

Les occupants des lieux, eux sont convaincus de pouvoir construire sur place un centre culturel autogéré. "On sait bien qu’il y a des travaux à faire mais on aimerait les mener nous-même. Lancer les travaux avec un groupe d’amis." Une dame s'indigne parce que "ma fille a encore suivi un cours de danse ici hier soir. Il y avait une vraie volonté de développer quelque chose de bien. Les gens ont besoin d'espace de liberté. En dehors des institutions culturelles. Un espace qui ne serait pas sacrifié au monde marchand."

La ville d'Ottignies Louvain-La-Neuve avait de son côté pris un arrêté d'abandon il y a trois mois. Une manière de forcer l'UCL a faire quelque chose de cette maison qu'elle a laissé à l'abandon pendant 7 ans. Université vers qui tous les regards se tournent maintenant pour voir ce qu'ils pourront enfin faire de cette maison abandonnée.

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