Linkebeek: des élections (pour rien?) le 13 décembre

Entre un bourgmestre minoritaire et une majorité démissionnaire, le conseil de ce soir aura des allures surréalistes
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Entre un bourgmestre minoritaire et une majorité démissionnaire, le conseil de ce soir aura des allures surréalistes - © FILIP DE SMET - BELGA

Le conseil communal de Linkebeek, en périphérie bruxelloise, a été très tendu lundi soir. Pour la deuxième fois, la majorité francophone de cette commune à facilités a réclamé la démission du bourgmestre flamand, Eric De Bruycker, désigné par la Flandre à la place du francophone Damien Thiéry. Mais chacun campe sur ses positions : l'actuel bourgmestre refuse de démissionner.

Des élections anticipées ont été programmées pour le 13 décembre, comme le demandaient les conseillers francophones démissionnaires. Les conseillers francophones ont siégé "en affaires courantes" ce 9 novembre, car ils avaient démissionné lors du précédant conseil communal. 

Des élections qui ne changeront pas grand chose
Pour rappel, lors du précédant conseil communal, les 13 conseillers francophones avaient déjà réclamé la démission d'Eric De Bruycker. Devant le refus du bourgmestre flamand, la majorité francophone avait présenté sa démission et réclamé des élections extraordinaires dans les 50 jours. Malgré cette démission collective, Damien Thiéry et ses collègues francophones comptent donc retaper sur le clou. Sauf surprise, ce sera à nouveau le blocage.

Récemment, la ministre flamande de l'Intérieur, la N-VA Liesbeth Homans, a été catégorique : "Eric De Bruycker a été nommé le 4 octobre dernier. Il n'est pas démissionnaire. Et Damien Thiéry ne peut pas être nommé bourgmestre au cours de l'actuelle législature communale. La fonction de bourgmestre (dit la ministre N-VA) ne peut donc pas être l'enjeu des élections demandées par les francophones".

L'élection anticipée du 13 décembre ne portera que sur les conseillers démissionnaires, elle ne changera donc pas fondamentalement la situation à Linkebeek.

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