Linkebeek: DéFI accuse le MR de tout faire pour que la Flandre ne nomme pas Yves Ghequière

La guerre bat son plein entre deux camps d'élus francophones dans cette petite commune à facilités de la périphérie.
La guerre bat son plein entre deux camps d'élus francophones dans cette petite commune à facilités de la périphérie. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La guerre bat son plein entre deux camps d'élus francophones dans cette petite commune à facilités de la périphérie. Dernier épisode en date : des francophones accusent d'autres francophones d'avoir collaboré à la non-nomination du nouveau bourgmestre Yves Ghequière.

Explications

Nous sommes en pleine campagne en vue des élections communales d'octobre dernier. Yves Ghesquière, alors échevin de la Population, fait rédiger un courrier destiné à tous les habitants. Dans ce courrier, il défend le droit des francophones à recevoir leur convocation électorale en français.

Le problème, c'est que Yves Ghesquière signe ce courrier. Ce qui, selon ses opposants MR, pourrait être apparenté à de la publicité électorale.

"Yves Ghesquière doit reconnaître son erreur, explique Damien Thierry, chef de fil du MR. S'il n'avait pas signé ces papiers, on n'en serait pas là !"

Entre-temps, Yves Ghesquière remporte les élections, remplace Damien Thierry à la tête de la commune et rejette ce même Damien Thierry dans l'opposition, qui le prend assez mal. "Yves Ghesquière a fait le choix de travailler avec des flamands et de mettre les francophones dans l'opposition. Les conséquences sont là !"

Conséquences?

Une guerre entre francophones, puisque ce sont bien des élus MR qui ont dénoncé le fameux courrier auprès de la Flandre.

Une trahison clame le parti DéFI qui soutient Yves Ghesquière et attaque Damien Thierry. "On lui reproche d'avoir menti sur le fait d'être le grand défenseur des francophones alors qu'il a collaboré avec la N-VA."

Collaborer puisque c'est sur base de ce courrier que la ministre flamande N-VA a décidé de ne pas nommer le nouveau bourgmestre Yves Ghesquière. Collaborer, un mot dur, qui traduit un climat détestable entre francophones à Linkebeek. Chaque camp devant se positionner comme le meilleur défenseur des francophones en vue d'autres élections qui arrivent, cette fois au fédéral, à la fin mai.

Journal télévisé 11/02/2019

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