Liège: visite du docteur congolais Denis Mukwege au CHU

Dans l'Est de la République Démocratique du Congo, le viol collectif et les mutilations génitales sont utilisées comme des armes de guerre. Ces actes ont des conséquences sur toute la société. Comme l'explique le docteur Denis Mukwege."Les victimes sont effectivement touchées psychologiquement et physiquement mais la communauté est touchée psychologiquement. Les enfants qui naissent issus du viol ont un traumatisme. Les maris, les enfants de la victime, toute la communauté". 

Pour prendre en charge ces différentes catégories de victimes, 3 psychologues seulement oeuvrent à l'hôpital de Panzi. Le docteur Denis Mukwege espère qu'un partenariat avec l'Université de Liège et son Centre Hospitalier permettra de former les psychologues cliniciens qui lui font défaut, sur place. Les violences sexuelles sur les femmes y persistent.

"Pour le moment, il n'y a aucune raison que cette arme cesse d'être utilisée, rappelle le docteur Denis Mukwege. Elle est efficace donc les groupes armés l'utilise pour terroriser la population, pour faire fuir la population. Tout simplement pour s'accaparer les richesses et les ressources".

Sur le plan personnel, Denis Mukwege a été victime d'une tentative d'assassinat il y a un an. Ses auteurs n'ont toujours pas été identifiés. Le docteur Mukwege ne cache pas qu'il est inquiet. Désormais, il vit dans son hôpital et il ne le quitte plus que rarement.

Martial Giot

 

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