Liège: un pacemaker miniature pour diminuer le risque d'infection

Il est tout petit, à peine 2 centimètres et tout léger, un peu plus de 2 grammes, c'est le pacemaker nouvelle génération.

Mis au point par la société américaine Medtronic, il est encore très peu utilisé. Dans le monde, on ne compte qu'un millier de patients dont le coeur est stimulé par cette "pile" vingt fois plus légère que les boîtiers habituels.

Une première wallonne à Liège

En Wallonie, c'est au CHU de Liège que les deux premiers stimulateurs cardiaques miniatures ont été implantés. C'était fin 2017. Des petites opérations d'une vingtaine de minutes, sous anesthésie locale, qui se sont bien déroulées.

Ce pacemaker nouvelle génération ne convient pas à tous les patients. "Les boîtiers anciens restent nécessaires pour les patients ayant besoin d'une stimulation à la fois du ventricule et de l'oreillette du coeur", précise le professeur Patrizio Lancellotti. Ce nouveau stimulateur n'agit, en effet, que sur le ventricule.

L'avantage principal de ce petit objet, c'est de limiter le risque d'infection: "Il est déposé dans le ventricule droit grâce à un cathéter inséré dans la veine fémorale au niveau de l'aine et il n'est plus du tout en contact avec le milieu extérieur. Donc, par rapport au pacemaker conventionnel, ici, on n'a pas de boîtier qui se trouve sous la peau et on n'a pas de sondes qui se trouvent dans le système vasculaire et veineux. Or,ce sont là deux risques majeurs d'infection", ajoute le professeur Lancellotti.

Pas encore remboursé

Si le chef du service cardiologie du CHU de Liège ne tarit pas d'éloges sur ce bijou de technologuie, il peste aussi contre les lenteurs de remboursement: "actuellement, contrairement aux boîtiers traditiionnels, ce dispositif n'est pas encore remboursé. Le coût est entièrement pris en charge par le service cardiologie. Il n'est pas répercuté sur le patient mais nous espérons que l'INAMI se penchera sur ce dossier ". Et le professeur de faire ses comptes: " d'abord le coût en moins, c'est celui des sondes puisqu'on n'en utilise pas . Puis, si on diminue certaines complications, on diminuera certainement les hospitalisations donc, in fine, le surcoût peut être initial sera complètement estompé au fil du temps avec même un avantage financier clair".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK