Liège : un jugement autorise la ville à expulser un collectif de squatters quartier Sainte-Marguerite

A Liège, le tribunal autorise la ville à expulser les occupants d’immeubles vides qu’elle possède à proximité de l’ancien l’hôpital Saint Joseph. Les squatters devront avoir quitté les lieux pour le premier octobre. Le tribunal considère que dans le cadre du projet de réhabilitation du quartier, des tests d’amiante sont inimaginables dans des locaux occupés, des tests nécessaires avant les démolitions. Le collectif "Entre-murs Entre-mondes" qui occupe les immeubles, considère que cet argument est un simple prétexte pour les expulser rapidement.

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Serge, Amandine et Romain occupent un immeuble de la rue de la Légia vide "qui n'a pas révélé de situation catastrophique en matière de sécurité " souligne le jugement. © Tous droits réservés

Dans le quartier Sainte Marguerite, une quarantaine de personnes ont décidé depuis novembre dernier, d’occuper neuf maisons vides destinées à être détruites rue de La Légia et rue de Hesbaye. Certaines y sont même domiciliées. Pour ce collectif engagé, squatter l’îlot Légia, c’est aussi une manière de défendre le droit au logement. Les occupants se disaient prêts à quitter les lieux dès le début des travaux de rénovation du quartier.

Une expulsion alors qu'avec les inondations, on manque de logements

Ils ne comprennent pas l’urgence pour la ville, de les expulser au premier octobre. Serge, un prénom d’emprunt, porte-parole des squatters de l’îlot Légia : "on ne comprend pas parce que les bâtiments sont salubres. C’est le juge lui-même qui a pu venir l’attester en rendant visite. Le projet immobilier ne verra pas le jour avant plusieurs années a priori. Il y a toujours des habitants qui sont dans le pâté de maisons et donc pourquoi nous expulser soi-disant pour faire un relevé d’amiante destructif si d’autres personnes dans le même bloc qui doit être aussi rasé, sont toujours là. On ne comprend pas d’autant plus parce que, avec les inondations, on est face à une nouvelle crise du logement encore davantage et malgré ça, quarante personnes vont être mises à la rue alors qu’encore des centaines ont besoin de logements."

De son côté la ville, attend de se réunir en collège pour commenter ce jugement d’expulsion prononcé par la justice de paix.

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