Liège: un an après avoir sombré, une péniche est toujours dans la Meuse

Une péniche dans la Meuse
Une péniche dans la Meuse - © RTBF

A Liège, c'est un iceberg de ferraille qui émerge de la Meuse. La péniche qui a sombré il y a près d'un an est toujours sur place. Personne n'est intervenu pour dégager l'épave. Les autorités et le propriétaire se renvoient la balle. Une situation interpellante.

Il y aura bientôt un an que cette péniche a coulé à Ougrée. Le batelier avait heurté un pilastre du pont avant de venir se positionner le long du quai.

Les sapeurs-pompiers de Liège avaient été appelés mais n'avaient rien pu faire pour maintenir le bâtiment de 62 mètres de long à flots. 
 
Quasiment 12 mois après les faits, l'épave et la cargaison sont toujours dans les eaux de la Meuse.
 
"C'était un transport de pierres. Il y a 750 tonnes de dolomie à bord", explique Yvon Loyaerts, directeur général des voies navigables au Service Public de Wallonie. "Il est un fait qu'il faut d'abord enlever ces matériaux. Il faut aussi faire attention au problème de carburant même s'il semble être relativement mineur." Après, il faut retirer l'épave de telle manière qu'elle puisse être d'une manière ou d'une autre récupérable. "C'est-à-dire que sur la ferraille, il y a toute sorte de matériaux à récupérer ou à réutiliser. Et cela fait partie du problème puisqu'il y a une valeur à ces matériaux", explique-t-il. 
 
Pour retirer la péniche de l'eau, il va falloir débourser beaucoup d'argent. "Le coût de l'enlèvement de l'épave serait de plus ou moins 800 000 euros pour lesquels seulement l'assureur pourrait intervenir jusqu'aux environs de 650-700 000 euros en fonction de la réglementation", expose Yvon Loyaerts. "Le problème, c'est que l'assureur de bouge pas. Et nous allons intervenir. Mais le tout est de savoir quand et comment, dans quelles conditions juridiques et réglementaires, pour éviter tout contentieux ultérieur."
 
Aujourd'hui, pour les services de la Région wallonne, c'est délicat de donner une date de renflouage. Au moment du sinistre, on nous parlait d'un délai de quelques jours...
 
Avec Marc Mélon
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