Liège: un agent immobilier accusé de détournement de cautions locatives

Anne Beunen est une des propriétaires préjudiciées: "Comme nous n'avions pas le temps, ni mon mari ni moi, de nous occuper de la location de la maison, on s'est dit qu'on allait passer par une agence immobilière."

En août 2012, les locataires trouvés par l'agence entrent dans les lieux, mais "sur le bail, il n'y avait par exemple pas le numéro de notre compte pour percevoir les loyers et le bail n'avait pas été enregistré".

Inquiet, en octobre 2012, le couple demande à l'agent de lui prouver qu'il a bien la caution locative: "Il a dit oui, pas de problème. J'ai eu des très gros problèmes avec les locataires. Nous avons eu un jugement, on lui a signifié, et malgré tout, il n'a toujours pas rendu la caution locative".

"Par chance, les agents immobiliers doivent être assurés en RC professionnelle et cautionnement, et dans le cas d'espèce, l'agence Allianz est d'ores et déjà prévenue" explique Olivier Hamal, président du Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires. "Ça ne sera pas toujours évident de prouver la constitution de la caution, en tout cas le versement ou la remise de la main à la main, mais il y a une série d'indices qui vont permettre de le prouver: des courriers, des échanges de mails, des échanges de SMS".

Le Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires pointe du doigt l'IPI, l'Institut professionnel des agents immobiliers: il ferait preuve d'immobilisme. L'IPI se défend. Il affirme qu'il s'est bien saisi de l'affaire dès le dépôt des premières plaintes, en février 2013, que des décisions disciplinaires sont tombées dès fin 2013 et que l'agent n'a plus d'agréation depuis plusieurs mois.

Martial Giot

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