Liège : quatre jeunes revenus de Syrie sous "surveillance appropriée"

Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer
Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer - © Archive MICHEL KRAKOWSKI - BELGA

Depuis les événements qui se sont déroulés à Verviers ce jeudi soir, les révélations se succèdent sur l'ampleur du phénomène jihadiste dans notre pays. Au regard des Bruxellois, des Molenbeekois, des Arlonais, entre autres, les Liégeois semblent épargnés. Au vu de la taille de la ville et de l'agglomération, les noyaux durs de l'islamisme semblent peu actifs.

Sur la carte des statistiques du jihadisme à la belge, les Liégeois ne semblent guère présents: pas beaucoup de suspects sur le territoire municipal. Cela ne signifie pourtant pas, pour le bourgmestre Willy Demeyer, que le phénomène échappe à la surveillance des autorités : "Dans le respect de ce qu’un bourgmestre peut savoir et ne doit pas savoir, il m’est dit que, pour l’instant, nous avons une vingtaine de personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont manifesté de l’intérêt par rapport à ces problèmes de jihadisme. Et on peut dire qu’un cinquième de ces personnes seraient parties et revenues de Syrie. Ils font l’objet de la surveillance appropriée au niveau des services de police. Malgré les difficultés budgétaires, nous avons veillé à maintenir l’allocation de la zone de police. Mais le service public, c’est aussi la prévention, les services culturels, les services sportifs qui font en sorte que la désespérance ne s’installe pas."

Quatre individus suivis de près : c'est beaucoup moins, proportionnellement que dans d'autres villes. Peut-être grâce également à une surveillance informatique plus générale des connections vers des sites web de recrutement. Parce qu'il semble que le radicalisme s'insinue parmi les jeunes sur la toile, et pas spécialement dans les mosquées.

A. L. avec Michel Gretry

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