Liège: les cellules du nouveau Palais de justice ne sont pas conformes

Les anciennes cellules du Palais des Princes-Evêques continueront à être utilisées
Les anciennes cellules du Palais des Princes-Evêques continueront à être utilisées - © Archive BELGA /BENOIT DOPPAGNE

Le nouveau Palais de justice de Liège n'est pas tout à fait opérationnel. En principe, ce lundi, pour la rentrée, les audiences correctionnelles auraient dû commencer dans les bâtiments qui viennent d'être inaugurés avant l'été. Mais le tribunal doit continuer à siéger dans les vieux prétoires parce que les cellules d'attente des détenus ne sont pas conformes.

Quand un prisonnier doit comparaître, il est extrait de son pénitencier, il est amené en fourgon, et il attend, parfois des heures, de passer devant son juge.

Depuis longtemps, les cellules du vieux Palais des Princes-Evêques posent problème : ce sont des cages de moins d'un mètre carré. L'Etat belge a été plusieurs fois condamné pour atteinte à la dignité. C'est dire que les nouvelles cellules, dans la nouvelle aile "nord" sont attendues avec impatience.

Elles ont été construites mais les policiers refusent de les utiliser. Et pour cause : il est prévu que les agents surveillent depuis un local, derrière un miroir sans tain. Mais la vitre ne permet pas de voir sans être vu, c'est même plutôt le contraire.

Personne ne veut intervenir

Ce souci a été signalé depuis des mois. Il en coûterait un million d'anciens francs pour régler la question. Mais la Régie des bâtiments de l'Etat et le ministère de la Justice se renvoient la balle. Personne ne veut intervenir. Pour des raisons de sécurité, les anciennes cellules vont continuer à être utilisées.

Et pour éviter de devoir transférer les détenus d'un immeuble à l'autre, le tribunal correctionnel a donc dû se résoudre à continuer à siéger dans les anciennes salles d'audience. Du coup, la cour d'appel, qui aurait dû s'y installer, doit postposer son déménagement. Le pire, pour une infrastructure qui a quand même coûté très cher, c'est que les magistrats n'entrevoient pas de déblocage.

Michel Gretry

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