Liège: le futur quartier de Bavière n'est pas prêt à sortir de terre

Bavière
Bavière - © rtbf.be

Il faudra encore s'armer de patience avant de voir le futur quartier de Bavière sortir de terre. D'ici quelques jours pourtant, les 4 hectares de l'ancien hôpital seront à nouveau totalement disponibles. Le démontage du chapiteau de l'Opéra Royal de Wallonie sera alors terminé. De là à voir les premiers engins de chantier entrer en action, il risque encore de s'écouler quelques mois, voire quelques années.

 Le chancre de Bavière battra-t-il le record de celui de la Place St-Lambert ? Depuis plus d'un quart de siècle, en tout cas, les promoteurs se succèdent. Désormais, le propriétaire, pour 11 millions d'euros, c'est la société foncière dans laquelle on retrouve notamment le fonds de pension liégeois OGEO et le constructeur Thomas et Piron. Elle cherche actuellement à attirer des investisseurs pour y construire logements, résidences d'Appart Hôtel, immeubles à kots, bureaux et magasins de proximité.

 L'Université de Liège a aussi marqué son intérêt pour y installer une faculté des beaux arts.

La Province enfin, pourrait aussi convoiter un portion de terrain, sans doute pour y développer les activités de l'Institut Malvoz ou de l'école du Barbou. Cela fait évidemment beaucoup de monde à mettre autour de la table, d'où la lenteur du dossier.

Il faut également tenir compte des différentes échéances.

La première, une fois le chapiteau parti, ce sera d'établir un état des lieux du sous-sol, de l'aveu même des promoteurs, on ne sait pas ce qui s'y trouve exactement: caves, anciennes fondations, les plans sont imprécis. Il y a également un risque de pollution chimique liée à l'ancienne activité hospitalière. Ensuite, une fois les investisseurs séduits, il faudra présenter un plan directeur à la ville... Et ce ne sera pas avant la fin de l'année voir début 2014.  Quant à la demande de permis unique, précieux sésame avant d'envisager le démarrage de ce chantier d'environ 150 millions d'euros, il faudra compter un an de plus.

Le projet Bavière n'est pas en situation de mort clinique, mais la revalidation est fort lente. 

 

Marc Hildesheim

 

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