Liège: la société Aerofleet dévoile un projet de catamaran électro-solaire

Le bateau sera construit avec de la fibre de verre et de carbone, un alliage solide et léger.
Le bateau sera construit avec de la fibre de verre et de carbone, un alliage solide et léger. - © Aerofleet

La société liégeoise Aerofleet spécialisée dans les matériaux composites vient de lancer un projet de catamaran électro-solaire. C'est une collaboration avec le Centre spatial de Liège et l'Université de Mons. Ce bateau high tech sera construit avec de la fibre de verre et de carbone, un alliage spécialement solide et surtout léger. Le but, c'est de pouvoir utiliser uniquement des énergies renouvelables pour déplacer ce voilier lorsqu'il entre dans un port ou lorsqu'il n'y a pas de vent.

Avec plus de 15 mètres de long pour huit mètres de large, le catamaran électro-solaire n'utilisera aucune énergie fossile pour faire tourner ses moteurs électriques. "Il y a bien entendu des panneaux solaires" explique Raphaël Van Vlodorp, directeur d'Aerofleet. "Et on aura une surface d'environ 40 mètres carrés. La nuit ou quand le bateau est au port et même quand il navigue, il y aura deux éoliennes qui pourront ravitailler en énergie les batteries". "Plus qu'une tendance, le bateau écologique deviendra dans le futur une nécessité" conclut Raphaël Van Vlodorp.

La société utilise les dernières technologies pour construire chaque année deux ou trois bateaux sur mesure pour des clients dans le monde entier. Parmi eux, Raphaël Deslarzes. Ce médecin suisse est un passionné. Il a vécu quatre ans sur un voilier dont un an dans le Pacifique: "Ce que j'attends de ce bateau, c'est d'avoir d'abord du plaisir parce que j'aime naviguer en mer. Mais ce que j'attends surtout, c'est le plaisir de l'autonomie. Mon désir, c'est de retourner en Polynésie, et j'aimerais démontrer qu'avec un voilier propre, électro-solaire, qui fonctionne avec les énergies renouvelables, on peut aller n'importe où. Le projet, c'est quand même si possible de faire un tour du monde par le Sud". Mais Raphaël Deslarzes devra débourser 450 000 euros pour mettre à l'eau ce catamaran électro-solaire.

 

E. Dagonnier

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