Liège: la plateforme Place Cockerill refuse le projet de réaménagement des lieux

Un commerçant de la place Cockerill affiche son opposition au projet
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Un commerçant de la place Cockerill affiche son opposition au projet - © RTBF

A Liège, l'ASBL urbAgora, l'association des commerçants de la place Cockerill et du Quai-sur-Meuse et le GRACQ, l'association des cyclistes quotidiens, unissent leurs forces pour s'opposer au projet d'aménagement de cette place et de ce quai. Le projet est soumis à enquête publique depuis lundi, et jusqu'au 30 juin. Dans ce cadre, se tenait ce mercredi soir une réunion d'information sur le projet. Il prévoit la création, sous la place, d'un parking sur cinq niveaux et un vaste réaménagement, en surface, des voiries et espaces publics, sur la place et sur le quai. L'accès à la passerelle Saucy devrait également être profondément modifié. Les trois associations, qui affirment être soutenues par des riverains et des usagers, ont créé la "Plateforme Place Cockerill". Elles demandent l'abandon du projet et propose l'organisation d'un concours d'architecture pour imaginer un réaménagement des lieux qu'elles souhaitent plus équilibré pour les différents usagers.

"Ce n'est pas un espace public vert et cyclo-piéton comme cela a été annoncé", critique Hélène Van Ngoc, porte-parole de la plateforme. Nicolas Javaux, l'autre porte-parole enchérit: "Ce parking, à mon avis, nous semble injustifié. Il y en a beaucoup trop dans les environs. Et malheureusement tout le projet a été construit autour de ce parking. La place est traversée par trois bandes de circulation et les six bandes de circulation qui longent la Meuse vont couper tout accès à la place et son fleuve. Les bandes de circulation résultent du parking, aussi bien le long de la Meuse qu'au niveau de la rue de l'Etuve et donc le reste a été construit autour et malheureusement cela ne respecte pas les autres usagers, ça favorise la voiture."

La plateforme demande l'abandon du projet actuel, mais souhaite que les lieux soient bel et bien réaménagés. Nicolas Javaux: "Malheureusement, nous on est pas une association d'architectes, donc on ne peut pas vous proposer un plan technique." "Donc nous ce qu'on demande en fait c'est un concours d'architecture", ajoute Hélène Van Ngoc. Et Nicolas Javaux complète: "Un concours d'architecture où il y a des architectes de qualité et des urbanistes qui proposeraient un meilleur projet qui serait soumis à un jury de qualité aussi et à un avis des riverains beaucoup plus important."

Derrière la formule "un meilleur projet", Nicolas Javaux entend en fait: "Un projet plus équilibré, qui respecte beaucoup plus l'équitabilité entre tous les utilisateurs de la place."  

   

 

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