Liège: l'asbl urbAgora lance une enquête sur un des parcours du Ravel

Liège: l'asbl urbAgora lance une enquête sur un des parcours du Ravel (photo urbAgora)
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Liège: l'asbl urbAgora lance une enquête sur un des parcours du Ravel (photo urbAgora) - © D.R

A Liège, si vous empruntez le ravel urbain, vous croiserez sans doute plusieurs panneaux de signalisation étonnants. En rose, cette signalisation ludique a été placée délibérément par l'association urbAgora qui veut sensibiliser les adeptes de la mobilité douce. L'asbl liégeoise lance une enquête pour améliorer ce parcours de 6 kilomètres en ville destiné à la balade à pied ou à vélo.

L'association urbAgora a constaté que de plus en plus de monde empruntaient ce réseau urbain de promenade. Le long de la Meuse, entre Belle-Ile et Coronmeuse, on se bouscule parfois sur l'itinéraire pavé, surtout en période de beau temps. Comme l'explique Laurent Nisen (un des membres de l'asbl urbAgora). "Cela concerne les cyclistes quotidiens qui se rendent à leur travail, les gens qui se promènent, les gens qui promènent leurs chiens, les touristes, les gens en trottinette ou en patins ainsi que des personnes circulant en véhicule à assistance électrique. Il y a vraiment une diversité d’utilisateurs qui induit des conflits dû aux limites de l’infrastructure elle-même".

Une cohabitation difficile

Les exemples sont nombreux pour expliquer les difficultés rencontrées par les usagers du Ravel. Que ce soit un joggeur surpris par un vélo trop rapide ou une laisse de chien qui entrave le passage d'un cycliste.

"Les conflits sont souvent entre cyclistes et piétons, rappelle Laurent Nissen. Certains piétons pensent que les cyclistes ne sont pas légitimes sur le Ravel. Certains cyclistes omettent de sonner et ainsi d’avertir de leur présence maintenant on les comprend aussi car, quelques fois, les piétons ont des réactions inattendues. Ce sont toute une série de difficultés qui apparaissent et qui ne sont pas nécessairement évidentes à résoudre. On compte, bien entendu sur le faire plaît et la politesse des uns et des autres. Mais les attentes des uns et des autres ne vont pas toujours dans le même sens et les gens ne se comprennent pas nécessairement".

En cause aussi parfois, l'aménagement du réseau le long des quais.

Laurent Nissen: "Il y a des arbres qui étaient là au départ, des bancs, des bites d’amarrage, des réverbères, des chicanes pour les escaliers descendant aux quais et des pavés sur pointe. L’ensemble constitue une série de difficultés, de rétrécissements et de problèmes potentiels pour les utilisateurs".

En lançant cette enquête, l’asbl urbAgora espère sensibiliser les utilisateurs du Ravel pour qu'ils lui transmettent leurs remarques et propositions. L'association les répercutera ensuite auprès des pouvoirs publics.

Erik Dagonnier
 

 

 

 

 

 

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