Liège: des bourgmestres de la région remettent en cause le dernier vote électronique.

Liège: des bourgmestres de la région remettent en cause le dernier vote électronique.
Liège: des bourgmestres de la région remettent en cause le dernier vote électronique. - © rtbf.be

Plusieurs bureaux de vote ont fait l'objet d'un bug informatique notamment à Aywaille, Eupen et Fléron, Fléron où il a fallu même recompter les votes. A 4 ans du scrutin communal et provincial,certains bourgmestres concernés envisagent l'organisation des futures élections différemment.

En région wallonne, 39 communes votent électroniquement depuis 1994. Elles utilisent un matériel informatique qui était conçu au départ pour une durée de vie de10 ans. Comme l'explique Roger Lespagnard, bourgmestre CDH de Fléron."Je crois que c'est terminé. Le matériel que nous avons eu jusqu'à présent est obsolète. Depuis toujours, nous avons eu des problèmes. Je me souviens que lors des élections communales de 2012, nous sommes restés ici très tard dans la nuit. Il y avait également des problèmes de comptage. Nous avons dû reprendre une nouvelle urne comme on l'a fait cette fois-ci. Franchement si je devais prendre une décision aujourd'hui, on retourne au papier".

A Aywaille, 6 bureaux de vote sur 36 ont connu des problèmes informatiques. Le bourgmestre libéral Philippe Dodrimont met en cause le matériel mais pas le principe."Il n'est pas question de voter avec ce matériel en 2018, car, ce serait prendre un risque par rapport à l'organisation des élections de manière démocratique. Il ne faut pas prendre ce risque. Par contre, je suis convaincu que dans ces communes où on organise le vote de manière électronique depuis 20 ans, il faut continuer à le faire.Ce serait un très mauvais geste et un très mauvais signal de revenir au vote papier".

Si tout le monde s'accorde à condamner le système vétuste actuel du vote électronique en Wallonie, le retour au vote papier ne fait toutefois pas l'unanimité.

Erik Dagonnier

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK