Liège débloque plus d'un million d'euros pour une salle de consommation de drogue

Liège débloque plus d'un million d'euros pour une salle de consommation de drogue
Liège débloque plus d'un million d'euros pour une salle de consommation de drogue - © Tous droits réservés

Après la proposition de motion adoptée quasi à l'unanimité, par le Parlement wallon et visant à la mise en place d'expériences-pilotes de dispositifs intégrés en réduction des risques liés aux assuétudes et à la toxicomanie dans les grandes villes wallonnes, le conseil communal de Liège a désigné à l'unanimité, lundi soir, la fondation privée Tadam en tant qu'opérateur de la mise en oeuvre, de la gestion et de l'animation d'une salle de consommation dite à moindre risque.

Le 29 janvier dernier, le conseil communal de Liège s'est prononcé à l'unanimité en faveur de l'ouverture d'une salle de consommation de drogue. Depuis lors, le bourgmestre liégeois a accompli diverses démarches. Le 16 mai, il a ainsi rencontré le ministre fédéral de la Justice, Koen Geens, qui a confirmé que l'accord de gouvernement ne prévoit pas de modification de la loi de février 1921 relative à la consommation de produits stupéfiants.

1 millions d'euros pour le projet

Partant du principe qu'une compétence régionalisée "doit pouvoir s'exercer pleinement sans que la législation fédérale n'y fasse entrave", la ville de Liège souhaite faire aboutir cette salle de consommation. Son ouverture pourrait intervenir en septembre prochain. Il s'agirait d'un centre intégré comprenant des services socio-médico-sanitaires et visant à amener les toxicomanes vers le secteur de l'aide et de soins, tout en permettant de sortir la consommation de stupéfiants de l'espace public.

C'est cette même structure Tadam qui a été désignée pour en assurer la gestion. Le conseil communal a également voté, à l'unanimité, la mise à disposition de plus d'un million d'euros pour ce projet.

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