Liège : conseil d'entreprise extraordinaire chez ArcelorMittal

Le groupe ArcelorMittal a tenu ce mardi la deuxième réunion de son conseil d'entreprise extraordinaire
Le groupe ArcelorMittal a tenu ce mardi la deuxième réunion de son conseil d'entreprise extraordinaire - © Belga

Comme prévu, le groupe ArcelorMittal a tenu ce mardi la deuxième réunion de son conseil d'entreprise extraordinaire dans le cadre de la procédure d'information et de consultation sur son projet d'arrêter la phase liquide de la sidérurgie liégeoise. Rien n'a filtré sur le contenu des réponses apportées à la première salve de questions syndicales mais à l'évidence, le climat est resté très froid.

Ils sont une quarantaine de délégués du personnel accompagnés d'experts, et ils sont une petite dizaine sur le banc patronal. Ils sont assis autour de tables disposées en carré dans une salle de dix mètres sur dix, moquette grise, cloisons grises avec, accroché au mur, un tableau que quelqu'un a sans doute oublié de décrocher, avec ce slogan: "forger l'avenir avec audace".
 
C'est là que se discute la mort de la sidérurgie liégeoise. Les syndicats ont demandé des chiffres, des comptes. Et ils jugent les réponses évasives. Frédéric Gillot, FGTB: "Les réponses de la direction sont effectivement assez évasives apparemment. C'est un petit peu une bataille d'experts entre les experts patronaux et les experts des syndicats". Quant à la démonstration qu'il faut vraiment fermer économiquement: "On n'a pas encore été jusque là, il faut encore étudier tout ce que le direction nous a donné comme données et puis ce sont des experts qui vont s'atteler à cela".

Après une demi-heure, première suspension de séance. Une deuxième, trente minutes plus tard. En fin de matinée, la réunion est levée. Les mots de "concertation sociale" sont sans doute plus osés que jamais.

La prochaine rencontre est convoquée dans trente jours.

Dans l'immédiat, le chômage intensif des employés pour la deuxième quinzaine de décembre commence à s'organiser. Mais comme la fermeture, formellement, est une "intention", sans plus, d'ArcelorMittal, les cylindres de préchauffage de l'air du haut fourneau sérésien continuent de brûler, comme si de rien n'était.

Michel Gretry

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