Liège: appel à la grève entendu 5 sur 5, une centaine d'entreprises perturbées

Rassemblement devant le CHU de Liège
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Rassemblement devant le CHU de Liège - © rtbf

Journée de grève générale ce vendredi. Des grèves et des actions syndicales sont programmées toute la journée, dans tout le pays et forcément en région Liégeoise. En front commun, les syndicats dénoncent la politique du gouvernement. Les grévistes réclament un meilleur pouvoir d'achat et s'opposent fermement à la réforme des pensions.    

Une centaine d'entreprises perturbées

Une centaine d'entreprises connaissent des perturbation. Ces entreprises sont soit complètement à l'arrêt, soit des piquets de grève y sont établis, a indiqué vendredi matin Gaëtan Stas, président de la CSC Liège Huy Waremme. C'est le cas du CHU de liège où un rassemblement devant le centre hospitalier est en cours devant les portes. Ce blocage se veut symbolique. Aucun blocage n'a été opéré. Certains grévistes plaçaient des tracts sur les pare-brises des voitures ou les distribuaient aux visiteurs, d'autres interprétaient des chansons dont les paroles avaient été modifiées sur base des thématiques défendues. "Salaires de misère", "taxes d'enfer", "privatisation", "pension à 65 balais"... des critiques adressées au gouvernement.

Environ 250 grévistes se sont aussi rassemblés devant la clinique Saint-Joseph (CHC) à Liège. Une action qui se voulait symbolique dans le sens où il s'agit du "plus gros employeur privé du secteur non-marchand, en province de Liège, avec ses 4.000 travailleurs", ont souligné les représentants syndicaux.

Des tracts ont été distribués et les manifestants ont effectué le tour du quartier afin d'insister particulièrement sur la pénibilité au travail que connaissent des travailleurs en milieu hospitalier, comme les infirmiers et infirmières.

Le front commun a également procédé à la distribution de soupe populaire "afin de faire écho aux travailleurs pauvres qui sont des personnes engagées sous des contrats précaires". Parmi les manifestants vêtus de vert ou de rouge, on a relevé la présence de quelques "gilets jaunes" qui se sont joints au mouvement pour partager les mêmes revendications.

"Nous nous exprimons contre l'allongement de carrière et pour le retour de la prépension à 60 ans ainsi que l'accès à des fins de carrière dès 55 ans", ont souligné les deux permanents CNE.

Les bus TEC restés au dépôt

Les conséquences de cette journée d'actions en région liégeoise sont aussi bien visibles dans les transports en communs.  La paralysie est quasi générale. "La majorité du réseau est à l’arrêt ce matin, cependant quelques lignes circulent dans les région de Verviers, Eupen et dans les Fagnes. Des piquets de grèves bloquent l’ensemble des dépôt de la région", explique Carine Zanella, la porte-parole du Tec Liège-Verviers.  


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Perturbations dans les écoles

Cela concerne surtout le fondamental où il n'y a pas d'examens. Mais des surveillants assurent l'accueil des élèves.

Le personnel des entreprises débraye

Dans le secteur industriel, certains zonings sont bloqués par l’intermédiaire de barrages filtrants. Au niveau des entreprises, à l'arrêt ce vendredi: Aero boorster, l'ex-Techspace aux Hauts Sart, la FN, CMI, entre autres. 

La mobilisation devrait être forte aussi dans le secteur de l'alimentaire, avec du personnel en grève, des distributions de tract aux clients, notamment chez Delzaize, Colruyt, Carrefour... 

Toujours au niveau des magasins, une action a débuté vers 7h30 ce vendredi devant le Ikea à Hognoul. Selon Brigitte Streel, permanente CNE, l’enseigne n’a pas été choisie par hasard : "c’est une grande entreprise du secteur commerce qui est sous le feu de l’actualité puisqu’on a annoncé un plan de restructuration. Les travailleurs commencent tôt le matin, dés 5h. L’idée c’est de toucher les travailleurs qui terminent déjà une première prestation le matin et ceux qui débutent la prestation de début de journée".

Des "actions surprises" sont aussi prévues sur des chantiers de construction afin de sensibiliser les travailleurs détachés à la problématique du dumping social.

Service minimum dans les prisons

Dans les prisons, le mouvement et bien suivi également. Ce sera service minimum aujourd'hui. Aucune visite, les sorties au préau ne seront pas organisées. De nombreux gardiens de Lantin sont en effet aussi en grève comme la police qui en est à sa deuxième journée d'action d'affilée.  

Barrages filtrants et blocages sur les routes

Cette mobilisation se traduit aussi par des actions sur les routes, des distributions de tract, des blocages et des barrages filtrants, notamment au zoning des Hauts Sarts. Là-bas, les revendications portent sur le pouvoir d’achat des bas salaires "nous sommes là pour défendre nos droits acquis par nos parents, nos grands-parents. Nous le faisons pour nos enfants. Pour le moment le gouvernent est en train de prendre chez les petits alors que l’argent est chez les plus gros. Une fois que l’on a payé les factures ça devient dur de finir les fins de mois", explique Jean-François, un travailleur du secteur métal rencontré sur un barrage filtrant.

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