Liège Airport: recours en urgence contre l'attribution du contrat de gardiennage

Liège Airport: recours en urgence contre l'attribution du contrat de gardiennage
Liège Airport: recours en urgence contre l'attribution du contrat de gardiennage - © RTBF

Deux entreprises de gardiennage se livrent actuellement une bataille à couteaux tirés pour assurer les fouilles et les patrouilles de sécurité à l'aéroport de Bierset. Un contrat pour trois ans vient d'être signé avec la groupe Securitas, mais la société Protection Unit soupçonne des accointances. Elle a introduit au Conseil d'état une requête en suspension, en extrême urgence.

C'est un contrat de près de huit millions. Il a été divisé en trois lots: les patrouilles sur le site, la fouille des passagers, et les chiens renifleurs d'explosifs. Au total, c'est presque 150 emplois. L'enjeu n'est pas mince.

La société de l'aéroport, plus précisément sa filiale chargée de la sécurité, a lancé ce qui, dans le jargon des spécialistes, est appelé une "procédure négociée". C'est-à-dire que les candidats déposent une offre qui peut ensuite être discutée, précisée, améliorée. Le prix intervient dans le choix, mais des critères qualitatifs participent à la cotation finale. Trois concurrents ont participé au dernier tour de table.

La société Protection Unit a remarqué l'absence d'une des trois personnes chargées de l'évaluation lors de la séance d'examen de son dossier, et pas pour les deux autres firmes en lice. La société Protection Unit a été surprise, lorsqu'elle a reçu notification de la décision, de ne pas recevoir une motivation en détail alors que c'est une obligation légale. A demi-mot, elle accuse l'aéroport de partialité en faveur du groupe Securitas. Selon l'aéroport, toutes les procédures ont été respectées.

C'est désormais au Conseil d'état de trancher. En extrême urgence. Urgence, dans tous les sens du mot: le nouveau prestataire des services de sûreté doit entrer en fonction à la Toussaint.

Michel Gretry

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