Liège: 4 sociétés s'unissent pour obtenir le démantèlement d'Arcelor

Le démantèlement de toute la phase à chaude devrait coûter quelque 750 millions d’euros.
Le démantèlement de toute la phase à chaude devrait coûter quelque 750 millions d’euros. - © MICHEL KRAKOWSKI - BELGA

Le démantèlement de la phase à chaud d’Arcelor entre dans le vif du sujet. Quatre entreprises viennent en effet de s'unir pour en obtenir les marchés. Ce démantèlement coûtera beaucoup d’argent. Il prendra du temps et demandera aussi pas mal de main d’œuvre.

Avec l’annonce de la fin de la phase à chaud d’ArcelorMittal à Liège le 12 octobre 2011 s’est posée la question de l’avenir des sites concernés. Ces sites, et surtout leurs installations, il va falloir les démonter. Dépolluer les sols aussi. L’ensemble devrait coûter 750 millions d’euros et prendre plusieurs années.

Cela représente donc des marchés importants pour les entreprises spécialisées. C’est dans ce cadre que quatre sociétés belges, dont deux liégeoises, viennent d’unir leurs forces dans une société temporaire dénommée "société momentanée pour le démantèlement des outils de la phase à chaud d’ArcelorMittal à Liège".

Ces sociétés, ce sont Oxytec (spécialisée dans la démolition et le conditionnement des ferreux), Retrimeuse (pour le curage de chantiers), Wanty (pour la démolition, le désamiantage et la dépollution), et Martens Democom (pour la démolition et le recyclage des métaux).

Ensemble, ces entreprises sont capables de réaliser l’ensemble des phases du démantèlement, une force sur laquelle elles comptent pour remporter les différents marchés qui seront lancés par ArcelorMittal.

Ces chantiers vont aussi nécessiter beaucoup de main d’œuvre et là, les anciens d’Arcelor pourraient intervenir. Plusieurs centaines d’entre eux ont été intégrés à une asbl créée par la Région wallonne dans ce but précisément. Et les quatre sociétés ne cachent pas qu’elles feront appel à cette main d’œuvre si elles obtiennent ces contrats.

Olivier Thunus

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