Liège: 100.000 négatifs photos en verre témoins d'enquêtes criminelles depuis 1923

A Liège, place à un déménagement que l'on peut qualifier d'historique au labo de la police judiciaire.

Direction: les archives de l'Etat

100.000 négatifs photos en plaques de verre ont quitté les locaux de l'ancien palais de justice pour rejoindre les archives de l'Etat. Depuis sa création en 1923, le labo de la police scientifique a conservé à Liège, toutes les traces photographiques de ses enquêtes criminelles. Une collection compète exceptionnelle qui passe dans le domaine public des archives de l'Etat.

Cadavres, scènes de crime, accident mortel de tram, reconstitutions... 

Pour leur transport, les 100.000 plaques de verres photographiques ont été soigneusement rangées dans 430 boîtes en carton. Elles représentent des scènes de crime, de cambriolages, des scènes de reconstitution, des pièces à conviction, des photos de suspects, d'empreintes digitales. Le Commissaire Pierre Simon dirige le laboratoire scientifique de la police fédérale de Liège: "ces négatifs datent de l'époque de la création du laboratoire en 1923 jusqu'aux années 80 et nous avons la chance d'avoir pu conserver l'ensemble des plaques. Les images dépassent l'intérêt judiciaire proprement dit: vous pouvez voir comment les gens sont habillés, comment les maisons étaient décorées... ". Et souvent, les plaques sont datées précisément.

Et des photos d'intérieurs, de rues, de quartiers

Laurence Druez  est cheffe de travaux aux archives de l'Etat. Pour manipuler les fragiles plaques de verres photographiques, l'historienne enfile ses gants. "Cette collection d'images présente effectivement un intérêt pour l'histoire judiciaire, pour l'étude de l'évolution de la criminalité, du travail des enquêteurs, de la police et des méthodes d'investigation mais aussi pour l'histoire sociale puisque nous avons de nombreux intérieurs d'habitations qui permettent de se faire une idée du niveau de vie des habitants . Et nous avons aussi des photos de rues, de quartiers, de paysages qui permettent de retracer l'évolution de l'environnement et de l'urbanisme."

Une véritable mine d'or donc de traces visuelles de notre quotidien qui remonte à il y a presque 100 ans 

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