Les violences policières restent trop souvent impunies, selon la LDH

En un an, l'Observatoire a validé 88 témoignages de violences policières dans l'espace francophone (illustration).
En un an, l'Observatoire a validé 88 témoignages de violences policières dans l'espace francophone (illustration). - © Belga

C'est ce qu'affirme la Ligue des Droits de l'Homme, qui a fait le bilan de son Observatoire des violences policières. Un site internet avait été lancé il y a un an.

Et en un an, l'Observatoire a validé 88 témoignages de violences policières dans l'espace francophone, pour la plupart commises à Bruxelles. Il ne s'agit pas de refléter fidèlement l'ampleur du phénomène ; mais plutôt de forger un outil d'information des citoyens et de permettre à la Ligue de remplir sa mission d'interpellation.

L'Observatoire n'est pas encore très connu du grand public. Le nombre de témoignages recueillis ne reflète donc qu'une partie des violences perpétrées par la police ces 12 derniers mois. Des faits qui restent trop souvent impunis. "Il y a effectivement une impunité de fait, dénonce Alexis De Swaef (président de la Ligue des Droits de l'Homme). Cette impunité nourrit le fait violent suivant. Il faut y mettre fin."

Et Alexis Deswaef de pointer deux responsables : "Les autorités disciplinaires de la police, d’une part, qui n’interviennent pas assez vite et pas assez énergiquement. Par ailleurs, les poursuites judiciaires : quand on voit comment les parquets sont énergiques et rapides – à juste titre – pour poursuivre des personnes violentes envers la police, pourquoi (lorsqu’il s’agit de violences commises par des policiers) le dossier traîne-t-il, les policiers ne sont pas poursuivis ou les dossiers sont-ils classés sans suite ?"

Des violences qui ne concernent pas que les militants, manifestants et autres activistes, mais Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Un bilan somme toute plutôt inquiétant, donc.

Philippe Carlot

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