Les travailleurs de Yusen Logistics désabusés:"Tout le monde se fout de notre avenir"

Les travailleurs de Yusen Logistics ont mené une nouvelle action, mercredi, pour manifester leur désarroi (illustration).
Les travailleurs de Yusen Logistics ont mené une nouvelle action, mercredi, pour manifester leur désarroi (illustration). - © Belga

La colère des 128 travailleurs de Yusen Logistics, l'un des sous-traitants de Caterpillar situé à Courcelles, ne faiblit pas. Mercredi, ils ont bloqué la Nationale 5, près de Caterpillar Gosselies. Une nouvelle action pour manifester leur désarroi. Depuis septembre et l'annonce de la fermeture de Caterpillar, ils ne savent toujours pas ce qu'ils vont devenir.

Car si les syndicats de Caterpillar et des autres sous-traitants ont bétonné les accords et les conditions de licenciement, chez Yusen, rien n’avance. Et l’inquiétude grandit chez les travailleurs.

Le groupe Yusen est japonais, leader mondial de la logistique, et son unité belge est gérée par un patron néerlandais, qui ne vit, ni ne travaille à Courcelles où se trouve le siège régional.

Les 128 travailleurs de Yusen n’ont donc pas d’interlocuteurs directs et sont renvoyés de réunions, en promesses verbales, mais aucune vraie négociation n’arrive.

Sauf que les travailleurs ont récemment appris que la direction de Caterpillar s’apprête à verser une prime d’interruption de contrat, prime de plusieurs millions d’euros à son prestataire japonais. De quoi payer largement les primes de licenciement qui restent bloquée au niveau des négociations, par le décideur hollandais, à 15 000 euros brut et rien d’autre. Mais rien ne vient, et les travailleurs de Yusen, n’ont finalement trouvé pour se manifester que cette seule alternative, organiser un barrage filtrant sur un rond-point de la Nationale 5 qui longe l’usine de Caterpillar.

A l’intérieur, les ouvriers de Caterpillar ont continué le travail comme si de rien n’était. La solidarité syndicale est aussi donc absente au rendez-vous. Ce qui a fait dire à l'un des travailleurs que nous avons rencontrés que "c'est comme si nous n'existions pas, tout le monde s'en fout !".

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