Les tablettes numériques font leur entrée à l'Athénée Léon Lepage

Dans cette classe de première secondaire, pas de cahier ni de farde  sur les pupitres. Les exercices de latin, comme presque tous les autres cours, se font sur un écran tactile. On les recommence autant de fois que nécessaire et chacun peut donc assimiler les matières  à son rythme. 

Les doigts de Yasmine courent sur l'écran. Sa concentration est intense : "Si  l’image passe, c’est que ces bons. Sinon, l’image reste bloquée."

Chaque élève est responsable de sa tablette. Le soir, elle ne quitte pas l'école. Soufian, 14 ans, n’y voit que des avantages : "Cela évite de prendre des choses lourdes dans le cartable et c’est une première vue du futur."

Capter l'attention des élèves, les rendre acteur de leur apprentissage… ce projet avait tout son sens dans cette école très multi culturelle du centre-ville. Pour l’échevine de l’Instruction publique, Faouzia Hariche, "cela permet aux élèves de se rendre compte qu’on les considère puisqu’on leur met à disposition quelque chose  de couteux mais qui, surtout, leur permet d’accéder à toute une série d’informations  qu’ils n’ont pas."

Evidemment, le projet a un coût non négligeable (80 000 euros pour 120 tablettes numériques) mais si l'expérience s'avère concluante, elle pourrait néanmoins être étendue. Une évaluation du projet est prévue à la fin de l’année scolaire.

Véronique Fievet

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK