Les sonomètres : "l'arme" bruxelloise pour faire respecter les normes de bruit

Un des 16 sonomètres de Bruxelles-Environnement. Celui-ci se trouve à deux pas de Tour et Taxi juste en dessous de la Route du Canal
Un des 16 sonomètres de Bruxelles-Environnement. Celui-ci se trouve à deux pas de Tour et Taxi juste en dessous de la Route du Canal - © RTBF

Rien n'est réglé dans le dossier du survol de Bruxelles. Depuis minuit, des PV sont bel et bien établis pour les compagnies qui ne respectent pas à la lettre les normes de bruit imposées par la Région bruxelloise.

Des PV mais pas d'amendes, elles sont suspendues pour deux mois. Il faut d’abord clarifier la situation juridique au niveau de la nouvelle procédure en conflit d'intérêt introduite par la Flandre.

Une procédure que la Région bruxelloise continue de juger irrecevable. La Région reste donc vigilante sur le moindre dépassement de norme. Elle est armée pour cela de sonomètres.

De simples micros accrochés au bout d’une perche

16 sont disséminés aux quatre coins du territoire de la Région (9 fixes et 7 mobiles). Ces sonomètres sont en fait de simples micros accrochés au bout d’une perche et pointés vers le ciel. "Cela envoie le son dans un boîtier qui va enregistrer les données", explique Benoît Willocx, directeur de la division Autorisation de Bruxelles-Environnement. "Et ces données sont ensuite envoyées vers un gros GSM qui va lui-même les transmettre jusque dans nos bureaux".

C’est là que ce sera réellement traitée l’information. "Il y a tout un travail pour identifier le vol et la compagnie qui est concernée par ce niveau de bruit qui dépasse la norme", précise Vincent Cauchie, chef de la sous-division Inspectorat, la police de l’environnement. "Ce traitement prend environ deux mois. Et par après, une fois qu’on a identifié l’auteur du dépassement, il y a un procès-verbal qui est envoyé à la compagnie aérienne concernée et au procureur du roi".

Mais jusqu’ici, la justice n’a jamais poursuivi les contrevenants pour une telle infraction. C’est donc Bruxelles-Environnement qui peut percevoir des amendes administratives. Elles peuvent monter jusqu’à 62 500 euros.

L'année dernière, 6000 vols ont été "flashés" par les sonomètres. Mais avec le seuil de tolérance, à peine un peu plus de 1100 PV ont été dressés. Aujourd'hui, la région pourrait donc théoriquement multiplier par 5-6 le nombre d'amende à réclamer aux compagnies aériennes trop bruyantes.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir