Les sans-papiers afghans n'ont pas été reçus par Maggie De Block

Les sans-papiers afghans n'ont pas été reçus par Maggie De Block
Les sans-papiers afghans n'ont pas été reçus par Maggie De Block - © Tous droits réservés

Les sans-papiers afghans qui squattent l'ancien immeuble de la ligue des familles rue du trône se sont rendus en masse ce matin devant le cabinet de la secrétaire d'état à l'asile et à l'immigration. Ils voulaient être reçus pour expliquer leurs revendications. Mais il leur a été répondu que Maggie De Block était absente. Il est vrai qu'il y avait conseil des ministres. D'après le cabinet, aucune demande de rendez-vous ne lui est parvenue, ce que les Afghans contestent.

D'après Samir qui leur sert de porte parole, une lettre a été déposée hier à l'accueil. Il affirme en avoir la preuve filmée en vidéo. "Elle dit qu'on peut faire la demande à l'avance, ainsi elle nous recevra, mais hier j'ai donné en réception la lettre comme quoi les Afghans vont prendre un rendez-vous pour vous rencontrer.  Alors si elle ne l'a pas reçu, c'est qu'il y a un problème dans son administration." La presse, essentiellement du nord du pays, leur reproche de mettre en avant leurs enfants et de faire ce que Maggie De Block appelle du "chantage émotionnel".

Des sans-papiers qui tiennent à montrer leur intégration

Ces jeunes filles témoignent : "Moi je suis ici depuis 2007, j'ai fait mes études, mais je n'ai rien du tout à la fin, je n'ai rien."  Ou encore cette étudiante: "Je vais à l'école, je parle français et tout, ça va quoi.  Mes parents aussi, ma mère a eu son diplôme de français.  Elle peut vraiment bien parler français, c'est juste son accent qui est un peu différent mais la grammaire, le vocabulaire, tout va bien.  Et mon père, il a été à l'école et il sait parler, il sait vous comprendre et ce n'est pas le cas uniquement de ma famille, c'est le cas de tout le monde ici. On est là, ici pour la justice, qui n'est pas égale pour les Belges et pour les Afghans."  Et quand on lui demande pourquoi le choix de la Belgique, elle explique qu'ils ont eu "l'occasion de venir ici, alors on est venu ici, il y en a qui sont à Londres et qui ont des papiers pour la plupart.  Il y en a qui sont en Autriche et qui ont aussi des papiers, il n'y a que la Belgique qui fait ça."  D'autres manifestations sont prévues la semaine prochaine.

Betty Cleeren