Les salles de fitness réservées aux femmes, c'est illégal

Les salles de fitness réservées exclusivement aux femmes, c'est illégal (illustration)
Les salles de fitness réservées exclusivement aux femmes, c'est illégal (illustration) - © Flickr - duxlibra

Une salle de fitness réservée aux dames, c'est bel et bien une infraction à la loi sur les discriminations de genres et de sexes. C'est le sens de l'avis que l'institut pour l'égalité entre les hommes et les femmes a communiqué, ce jeudi, aux clients de la société Healthcity, à Liège, qui s'étaient plaints.

C'est une directive européenne, transposée en droit belge, qui règle la question de l'égalité des sexes dans l'accès aux services. Le principe est limpide: toute distinction est une discrimination.

Évidemment, il y a des exceptions, des dérogations: il peut exister une différence de traitement entre les hommes et les femmes, si elle est objectivement justifiée, par un but légitime, et que c'est un moyen nécessaire pour l'atteindre.

Pour rester dans le domaine du sport, des championnats séparés sont admis parce que les athlètes féminins et masculins ne sont, physiologiquement, pas pareils. Mais dans une salle de fitness, pas de compétition, juste de la mise à disposition de machines pour s'entraîner. Réserver les abonnements aux dames n'est pas conforme à la législation.

Voilà pourquoi le groupe Healthcity a été invité à proposer rapidement des solutions pour respecter la loi. Délimiter des espaces réservés partiellement dans l'enceinte du club serait, par exemple, acceptable.

Les abonnés et abonnées qui ont été nombreux à protester lors de l'annonce, pour le début septembre, du changement de la politique commerciale de la succursale liégeoise d'Healthcity n'ont pas encore réagi collectivement à cet avis, qui leur donne raison.

M. Gretry

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