Les riverains du métro de Charleroi reconnus victimes d'un trouble du voisinage

Dans ce dossier, une quarantaine de riverains, essentiellement des commerçants, réclament des dommages et intérêts à la Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT) et aux entrepreneurs choisis pour réaliser les travaux. Le chantier était programmé à partir de mars 2009 pour durer 1 000 jours et progresser tronçon par tronçon sur les 12 kilomètres de la future antenne. Il s'est étalé sur une période de près de quatre ans et son plan de progression a rapidement été chamboulé.

Même si les voiries sur lesquelles l'antenne du métro a été construite n'appartiennent pas à la SRWT, le tribunal a estimé dans son jugement que la société y jouissait d'un droit comparable à celui d'un propriétaire.

Le tribunal s'est en revanche déclaré incapable pour l'heure de juger le caractère excessif ou non du trouble subi par les commerçants. L'expertise en sa possession ne rend compte selon lui que d'éléments comptables très généraux.

Un nouvel expert sera prochainement désigné pour tenter d'estimer le dommage subi par chaque commerçant et d'affiner le lien causal entre les travaux et les baisses de chiffres d'affaires.
Le tribunal a programmé une audience-relais le 26 juin pour définir le contenu des expertises.

Belga

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