Les résultats du contrôle de la cuve de Tihange 2 seront connus fin septembre

Dans l'industrie du nucléaire, les procédures sont toujours très complexes. La "machine" qui va inspecter la cuve, c'est une sorte de mat avec trois bras articulés, qui se déploient sur trois ou quatre mètres de diamètre. Au bout de ces trois bras, de quoi filmer, pour un contrôle visuel des surfaces des viroles (des anneaux d'acier soudés entre eux), et de quoi échographier, pour un examen du métal dans son épaisseur.

Une semaine de travail, environ, et encore autant pour que des ordinateurs collationnent et analysent les données.

Mais avant que cette machine ne soit opérationnelle, il faut encore patienter. Deux jours de vérification avant l'ouverture du bâtiment du réacteur. Trois jours d'installation d'équipements divers. Deux jours pour ôter le couvercle de la cuve, avec ses senseurs et ses capteurs. Sept jours pour décharger les 157 crayons de combustible radioactif et les transférer dans une piscine. Au total, un petit mois.

Voilà pourquoi, il ne faut pas s'attendre, avant la fin septembre, à savoir si la cuve de Tihange 2 souffre des mêmes défectuosités que la cuve de Doel 3. Pour le groupe Electrabel, c'est une mesure de précaution, sans plus. Ses conclusions sont quand même attendues avec impatience.

Michel Grétry

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