Les recalés de l'examen de médecine se ruent sur les sciences biomédicales

Les recalés de l'examen de médecine se ruent sur les sciences biomédicales
Les recalés de l'examen de médecine se ruent sur les sciences biomédicales - © Tous droits réservés

Ils sont 276 inscrits cette année en premier bac de sciences biomédicales à l'UCL; ils n'étaient que 48 l'année dernière.

Toutes les universités francophones ont enregistré cette année des augmentations de 100 à 300% dans cette filière d'étude. Une croissance spectaculaire qui s'explique par l'instauration d'un examen d'entrée en médecine.

Début septembre, près de 3000 candidats ont été recalés à cet examen et un grand nombre d'entre eux se sont inscrits en premier bac biomed (ou en sciences pharmaceutiques) dans le but de préparer l'examen d'entrée de l'année prochaine.

Est-ce une bonne idée ?

"On ne peut pas dire que le premier bac en sciences biomédicale prépare spécifiquement à l'examen d'entrée en médecine", estime Dominique Van Pee, le doyen de la faculté de médecine de l'UCL. "Certes, il prévoit des cours de chimie, de physique ou de biologie, des matières scientifiques qui forment la première partie de l'épreuve. Mais l'examen d'entrée est plutôt tourné vers les notions acquises dans l'enseignement secondaire. De plus toute la seconde partie de l'examen porte sur des matières plus médicales, comme la capacité d'empathie ou la réflexion. Il reste que le bac en biomédecine est une formation exigeante, qui met les étudiants dans le rythme des études universitaires scientifiques. De ce point de vue, ce n'est pas un mauvais plan pour des étudiants qui souhaitent retenter leur chance l'année prochaine à l'examen de médecine."

D'autant que la moitié des crédits du premier bac en sciences biomédicales (30 crédits) est valorisable en médecine. Ce qui signifie qu'un étudiant qui réussit sa première année en biomédecine a déjà réussi la moitié de sa première année en médecine.

Des cours préparatoires pour l'examen de médecine

Il y a quelque semaines, pourtant, l'université de Namur délivrait un son de cloche assez différent. "S'engager dans un projet d'études universitaires uniquement pour préparer un examen d'entrée", déclarait la vice-rectrice Annick Castiaux, "c'est risquer de perdre une année supplémentaire et d'être encore un peu plus désespéré au bout du compte."

Et le doyen de la faculté de médecine Yves Poumay insistait : "Dans un an, il y aura un nombre tout aussi considérable de rhétoriciens qui voudront eux aussi réussir l'examen d'entrée. La probabilité de réussite ne sera certainement pas meilleure, au contraire. Il y a d'autres pistes que la médecine !"

Quoi qu'il en soit, les universités comptent étoffer cette année leur offre de cours préparatoires spécifiquement orientés vers l'examen de médecine. Une offre qui s'adresse aux recalés de l'examen de septembre, mais aussi aux rhétoriciens.

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