Les professions dans les parcs bruxellois se féminisent peu à peu

Les parcs, un espace public qui se féminise à Bruxelles
Les parcs, un espace public qui se féminise à Bruxelles - © William Murphy

Seulement 34 femmes travaillent dans les espaces verts bruxellois contre 283 hommes. C'est peu, mais c'est beaucoup plus qu'il y a 25 ans puisqu'il y en avait... zéro! Les métiers de gardiens de parc et de jardinier sont davantage associés aux hommes et pourtant, ce sont des tâches à la portée de tous et de toutes.

Il s'agit de faire respecter le règlement du parc comme par exemple vérifier que les promeneurs ont bien leur chien en laisse ou empêcher que les gens ne jettent leurs déchets par terre. Mais il y a aussi des missions d'animation de groupes d'enfants. Des tâches qui collent davantage à un type de personnalité qu'à un genre en particulier. Voilà pourquoi Bruxelles environnement a décidé de féminiser ses effectifs dans les Espaces verts pour s'approcher de la parité.

"On est parti de zéro femme en 1993 à 34 gardiennes de parcs et jardinières actuellement, explique Nathalie Guilmin, porte-parole de Bruxelles environnement. Mais il y a 283 hommes donc on n'a pas du tout atteint la parité. Les changements sont lents à produire leurs effets. Mais sur les derniers engagement il y avait quatre femmes pour six hommes donc la tendance est positive à nos yeux. On souhaite vraiment mettre l'accent que les femmes dans les parcs, c'est quelque chose d'important à la fois pour l'aspect sécurité mais aussi pour donner des opportunités d'emplois aux femmes à Bruxelles."

Pour féminiser ces professions, Bruxelles environnement s'y est pris de plusieurs manières. En rédigeant les offres d'emploi pour que les femmes s'y retrouvent, en organisant des formations sur la diversité ou en mettant en place un groupe de travail pour répondre aux problèmes rencontrés quotidiennement par les travailleuses de Bruxelles Environnement. Sur le terrain, ce sont les chalets des gardien(ne)s de Parcs qui ont été aménagés.

"Vous voyez à gauche, c'est le vestiaire des hommes, à droite c'est le vestiaire des femmes. C'est ainsi depuis deux ans", nous montre Christelle Fiasse, gardienne du Parc Seny à Auderghem. Voilà six mois qu'elle a enfilé le pull-over vert. "Ce qui me plait dans ce métier, c'est le contact social avec les usagés. Mais aussi le côté "ange gardien". Quand on part en ronde, notre métier est de faire en sorte que les usagers se sentent bien, qu'il n'y ait pas de problème, que le règlement soit mis en place.

Des espaces publics aussi pour les femmes

Féminiser ces professions au cœur de l'espace public, c'est aussi une façon de se le réapproprier en tant que femme. "D'après plusieurs études, les femmes ont tendance à moins occuper l'espace public que les hommes, fait remarquer Nathalie Guilmin. Et c'est vrai que l'on mise sur une présence plus féminine pour donner un sentiment de sécurité."

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