Les prisons namuroises et brabançonnes souffrent-elles toutes de surpopulation?

La prison de Namur doit aussi faire face à une surpopulation importante.
La prison de Namur doit aussi faire face à une surpopulation importante. - © Belga

Le bourgmestre de Nivelles a signé un arrêté visant à limiter le nombre de détenus emprisonnés dans sa commune. Un arrêté que Pierre Huart compte faire appliquer dès le premier juillet. La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom dit comprendre son inquiétude. Des contacts seront d’ailleurs pris prochainement. Qu’en est-il dans les autres prisons des provinces namuroise et brabançonne ? La surpopulation est-elle aussi criante ?

La surpopulation est devenue la norme dans les prisons. Aucun établissement n’y échappe, mais le taux varie d’une ville à l’autre. A Andenne par exemple, la prison compte 450 détenus pour 396 places. Surpopulation limitée, mais de nombreux incidents, agressions, prise d’otage ou tentatives d’évasion ont poussé les autorités communales à réagir : sur base de trois rapports commandés à leur administration, elles pourraient prendre bientôt un arrêté similaire à celui qu’a signé le bourgmestre de Nivelles.

A Ittre, où la surpopulation de la prison est comparable à celle d’Andenne, le bourgmestre préfère l’action collective. Il a récemment rencontré les représentants de plusieurs villes et communes qui ont une prison sur leur territoire : un courrier d’interpellation devrait bientôt partir chez la ministre de la Justice.

A Namur, malgré une surpopulation importante, le bourgmestre n’envisage aucune action pour l’instant.

Reste enfin la prison de Dinant, dont on parle peu : elle a pourtant un taux de surpopulation parmi les plus élevés, 54 détenus pour 32 places. Mais l’établissement est calme. Le bourgmestre ne voit aucune raison à ce stade d’intervenir.

Hugues Van Peel

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