Les passionnés de l'Écosse réunis à Braine-l'Alleud

Les Scottish Days ont pris place pour la première fois ce long week-end à la ferme d'Hougoumont à Braine-l'Alleud. Cet évènement unique a rassemblé près de 250 passionnés qui ont partagé leur amour de la culture écossaise avec le grand public.

Très peu de vrais Écossais

Mais parmi eux, très peu de vrais Écossais. Le groupe de Cornemuse vient de Gand, les danseuses des Pays-Bas et l'une d'elle, Crystel, est originaire de Nouvelle-Zélande.

"Beaucoup d’immigrés qui sont venus s’installer en Nouvelle-Zélande étaient Écossais", explique-t-elle, "il y a donc un grand héritage écossais chez nous et j’en suis très fière. Puis je pense qu’après la deuxième guerre mondiale, des régiments écossais sont venus en Europe et des gens ont commencé à créer des groupes en hommage à ce qu’ils ont fait pour leur pays".

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Crystel Benton est tombée toute petite dans la dans écossaise en Nouvelle-Zélande © Sarah Heinderyckx

Le film "Highlander" suscite des vocations

Alexandre Braem, lui, est Belge. Sur son campement, il enseigne entre autres le pliage du plaid pour apprendre au public à s’habiller comme les vrais Écossais. Une passion qui est née à l’adolescence. "Tout a commencé avec le film Highlander", nous confie-t-il, "j'avais 14 ou 15 ans et je suis devenu fou. L'Écosse est devenue une deuxième patrie. Quand on voit les décors, les grandes plaines, les montagnes, c'est vraiment très chouette".

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Alexandre Braem habille le public avec un plaid traditionnel © Sarah Heinderyckx

"Highland Games" : un sport comme les autres

Pour beaucoup, l’Écosse, ce sont aussi les Highland Games. Les athlètes doivent notamment retourner des cabers, des troncs d’une quarantaine de kilos au minimum. Un sport presque comme les autres pour Philippe Dubin, président d'un club de force écossaise en France : "J'étais judoka et j'avais envie d'autre chose. Puis je suis tombé sous le charme de ce sport. Je suis très fier de le représenter ici en Belgique".

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La comtesse écossaise et ses wolfhounds © Sarah Heinderyckx

Une comtesse écossaise sur le campement

Sur le site, on trouve tout de même une véritable Écossaise, comtesse de surcroît, venue avec sa meute de wolfhounds, de gigantesques lévriers d’Écosse : "Ces chiens-là chassaient les ours, les cerfs, mais aussi et surtout les Anglais. La chasse à l'Anglais se pratiquait le dimanche matin à 11H. On me demande souvent pourquoi... C'est plus drôle que d'aller à la messe, non?", plaisante la comtesse.

Que ce soit du côté des reconstituteurs ou du public, visiblement l’Écosse plaît et inspire. L’évènement aura attiré plus de 7000 personnes et sera donc probablement reconduit l'année prochaine.

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