Les parcs d'attractions comme Walibi patientent, en attendant des jours meilleurs

Malgré le soleil printanier, les attractions comme le Vampire restent à l'arrêt
Malgré le soleil printanier, les attractions comme le Vampire restent à l'arrêt - © Walibi

Une autre année, une année "ordinaire", en ces jours qui précèdent le premier week-end des vacances de pâques et sa réouverture au public, le parc Walibi serait en pleine effervescence. Aujourd’hui, ses allées et ses bureaux sont vides, personne ne s’affaire autour des attractions. Seule une équipe très réduite assure la maintenance des lieux. "Nous avons demandé le chômage temporaire pour force majeure pour la plupart de nos collaborateurs, indique Justien Dewil, porte-parole du parc. Une équipe réduite reste cependant opérationnelle et travaille majoritairement depuis son domicile, pour pouvoir rouvrir le parc dans les meilleures conditions et le plus rapidement possible dès que les circonstances le permettront. Les quelques collaborateurs qui restent sur place travaillent évidemment en respectant les règles de distanciation sociale".

600 saisonniers en attente

En pleine saison, en plus de sa centaine de collaborateurs permanents, Walibi emploie quelque 600 travailleurs saisonniers, tels que des agents d’accueil, des cuisiniers, des secouristes… Ces derniers ont été recrutés au début de cette année. "Nous avons créé une réserve de recrutement. Celle-ci sera réactivée dès la connaissance de la date de réouverture du parc", précise la porte-parole. Les contrats de ces saisonniers n’ont par ailleurs pas encore été signés. Et si ces employés n’étaient plus disponibles le moment venu, le parc assure disposer d’une réserve suffisante. "Nos saisonniers nous sont en général fidèles d’année en année", rappelle Justien Dewil.

Un important manque à gagner

Reste que cette fermeture temporaire représente un important manque à gagner pour Walibi. Celui-ci n’a pas encore été chiffré, mais le groupe Compagnie des Alpes, auquel appartient le parc Wavrien ainsi qu’une dizaine de parcs de loisirs en France, aux Pays-Bas et en Belgique, a évalué son chiffre d’affaires entre mars et juin des deux années précédentes à près de 120 millions d’euros. Ce chiffre sera forcément largement à la baisse pour ce printemps 2020. Mais, dans un communiqué, le groupe estime que "la baisse de son chiffre d’affaire pourra être compensée à hauteur d’un peu plus de 40% pendant les périodes de fermeture par ce plan de réduction des coûts de structure et de fonctionnement". Les congés scolaires représentent aussi traditionnellement une période de forte affluence. "Cest d’autant plus regrettable qu’on aurait rouvert un week-end où on annonce une météo fort clémente. Mais nous respectons évidemment les décisions qui sont prises et resterons fermés jusqu’à nouvel ordre", note Justien Dewil. Le parc ne se prononce pas sur une éventuelle date de réouverture, mais il est fort possible que le jour où celle-ci sera autorisée, des mesures d’hygiène et de distanciation devront être maintenues.