Les ouvriers de NLMK Clabecq voteront la reprise du travail par correspondance

NLMK Clabecq
NLMK Clabecq - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La direction de NLMK Clabecq confirme ce lundi avoir fait partir des courriers à l'adresse de tous les ouvriers de l'usine, afin de les inviter à voter sur la reprise du travail le vendredi 8 mars. Le personnel concerné a reçu dans ce courrier une explication de la situation par la direction, un rappel des éléments du préaccord qui devait être soumis à l'assemblée générale du vendredi 1er mars, un bulletin de vote et une enveloppe timbrée pour renvoyer ce bulletin à l'huissier de justice qui procédera au dépouillement. Les réponses doivent être postées pour mercredi midi au plus tard.

Ce vote est une initiative prise par la direction de NLMK, après plus d'un mois de blocage de l'usine de Clabecq et à la suite des incidents qui ont empêché le personnel ouvrier de voter au terme de l'assemblée générale de vendredi. Le processus ne s'adresse qu'aux ouvriers de Clabecq: les cadres et les employés se sont déjà prononcés en faveur de la reprise du travail lors d'un précédent vote, organisé lui aussi par la direction mais sur le site de l'usine. NLMK explique avoir pris la décision d'un vote à bulletin secret par voie postale pour sortir de la situation d'incertitude et de blocage actuelle qu'elle n'estime favorable pour personne. Elle précise qu'il sera dépouillé de manière indépendante et anonyme par un huissier.

La production est à l'arrêt et les clients de NLMK Clabecq ne reçoivent plus aucun produit, ce qui met leur production propre en difficulté. La direction espère, si le vote des ouvriers rejoint celui des cadres et des employés, que la situation va se débloquer et que le dialogue avec les représentants du personnel pourra reprendre. Du coté syndical, on doute qu'un vote favorable débloque la situation. Certains ouvriers auraient déjà exprimé leur intention de ne pas donner suite au courrier de la direction. Matteo Villani, délégué FGTB, ajoute que son syndicat ne s'associe pas à cette initiative de la direction. "Mais au moins, si les travailleurs répondent par la négative, ils devront prendre leur responsabilité et faire un pas vers nous", précise-t-il.

La grève sur le site a commencé alors que la direction et les syndicats discutaient dans le cadre de la première phase de la loi Renault sur le licenciement collectif, NLMK ayant annoncé son intention de supprimer 290 postes, soit la moitié de l'emploi actuel sur le site de Clabecq.

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