Les occupants du 280 de l'avenue Louise seront bientôt expulsés

L'immeuble date de 1913. Longtemps propriété de la Krediet Bank, il appartient actuellement à une riche famille iranienne et est occupé par une dizaine de jeunes gens enthousiastes. Kim Delporte, l'un d'eux, décrit: "Il y a, principalement, des étudiants, des travailleurs et des chômeurs. C’est assez mixte comme groupe. C’est sympa au niveau de la représentation de la Belgique parce qu’il y a des Flamands, des Bruxellois, des Wallons, des Marocains, des Africains." L’immeuble est en plutôt bon état. Quelques travaux seraient nécessaires, mais ceux-ci sont impossibles à entreprendre aujourd’hui. "Au dernier étage, il y a une infiltration d’eau. C’est récupérable, mais, pour ça, il faut l’accord de la propriétaire", explique Kim Delporte.

La propriétaire des lieux a entamé une procédure unilatérale en référé devant la Justice et menace les squatteurs d'expulsion. Ceux-ci ont néanmoins obtenu un délai d'une semaine. Leur action est soutenue par plusieurs associations sans but lucratif, dont Chez Nous, qui n'en est pas à sa première occupation. Bart De Winne, membre de Chez Nous, avance: "Avec une convention d’occupation temporaire, il y a des garanties pour la propriétaire que le bâtiment sera géré en bon père de famille, qu’on parte au moment où la propriétaire a un projet avec son bâtiment, après un préavis de six mois. Nous pourrions aussi effectuer des petits travaux, si nécessaire. La propriétaire ne paierait plus les taxes d’un bâtiment vide. Notre demande auprès de la propriétaire est claire: c’est de parler avec elle."

Les associations de soutien ont l'intention d'interpeller le monde politique au sujet des instruments juridiques, que les autorités n'utilisent pas, pour réquisitionner les immeubles vides.

Betty Cleeren – Delphine Wilputte

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