Les nouveaux députés ont fait leur (pré-)rentrée au Parlement wallon

"Quand on change de métier, il y a forcément une petite appréhension…" Jusqu’il y a peu bourgmestre, Yves Evrard, découvre les us et coutumes du Parlement wallon. Pour lui et ses nouveaux collègues, l’institution a ouvert ses portes quelques jours avant la rentrée officielle. Il s’agit, explique le greffier, Frédéric Janssens, de répondre aux questions qu’il reçoit depuis déjà deux mois. "On a eu beaucoup de questions techniques sur les collaborations parlementaires, sur les moyens mis à disposition par le Parlement mais aussi sur l’activité elle-même… Face à toutes ces demandes, cela valait le coup de faire cette journée de formation."

Des questions et des incertitudes qui entretiennent un peu de stress chez les tout frais députés, même si l’un ou l’autre peut compter sur une précédente mise en jambes. "Je viens d’un milieu syndical où l’on a l’habitude de lire des textes et des règlements (…) Il y a plein de procédures à respecter. Il faut donc savoir comment cela fonctionne."

Ce mercredi matin, le président du Parlement, André Antoine, a accueilli ses jeunes nouveaux collègues. "Nous aurons besoin de vous et le plus vite possible", a-t-il dit, en prenant le contrepied du discours qu’on lui avait tenu lors de son entrée en fonction, il y a 30 ans. "C’était Jean Defraigne qui m’avait accueilli en me signalant deux choses : un, le port de la cravate était obligatoire à l’assemblée ; deux, que je ne devais pas parler avant six mois. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse !"

Ce mercredi, d’anciennes figures du Parlement wallon ont rejoint l’assemblée. Pour une journée, ils ont accepté de jouer le rôle de courroies de transmission.

Carl Defoy

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