Les militaires de Jambes débarquent à Amay

Les militaires de Jambes débarquent à Amay
Les militaires de Jambes débarquent à Amay - © Tous droits réservés

Près de 300 nouveaux occupants ont pris leurs quartiers ce lundi au camp militaire d'Amay. Des cadres et des élèves militaires de la caserne de Jambes, près de Namur.
Un déménagement prévu de longue date. Annoncé en 2009, dans le cadre d'un plan de rationalisation, il devait avoir lieu en 2014. C'est donc avec quatre ans de retard que les militaires intègrent leurs nouveaux quartiers.

Une heure de trajet en plus pour les cadres

Cette première journée a un air de rentrée des classes au camp militaire d'Amay. Il faut trouver ses marques, apprendre à se repérer sur le site. Baskets aux pieds, quelques élèves officiers repèrent les lieux au pas de charge. Dans le bureau du lieutenant-colonel Piet Neckebroeck, quelques cartons attendent encore d’être déballés. Il s'est délesté de ses anciens fonds de tiroir mais a tout de même amené dans ses bagages quelques meubles qui "ont un peu de cachet". Une pointe de nostalgie et de sérieuses contraintes pour ceux qui habitent loin. Pour beaucoup d'entre eux, c'est un réveil qui sonne plus tôt le matin et une bonne heure de plus au volant ou dans le train.

Plus de confort, plus de modernité

En contrepartie : trois bâtiments flambant neufs, dont le bâtiment didactique où se donnent tous les cours théoriques. Les salles de classes sont spacieuses, lumineuses et bien équipées. "Avant on avait deux quartiers différents à Namur et à Jambes", se souvient le lieutenant Lionel Likin. "ici, toutes les cellules sont centralisées, ce qui rend la formation des élèves beaucoup plus facile".

Plus de modernité aussi du côté des logements, occupés par certains élèves pendants la semaine. Fini les dortoirs de dix personnes et les sanitaires communs à l'étage. "C'était très rustique à Jambes", se souvient le lieutenant-colonel Piet Neckebroeck. A présent les chambres sont simples ou doubles, chacune sa salle de bain. Le bâtiment se veut plus écologique avec une toiture végétalisée et un système de récupération des eaux de pluie pour les sanitaires.

On avait une vue magnifique sur la citadelle de Namur. Aujourd’hui, on a vue sur les réacteurs de Tihange

Autre nouveauté, le camp d'Amay devient bilingue. "20% de mon personnel est néerlandophone", explique le responsable du génie. La vie quotidienne se fera donc en deux langues. Il a fallu traduire les ordres, les notices et même les menus du Mess. "Aujourd'hui c'est soupe du jour et vol-au-vent. Ou alors dagsoep en vol-au-vent", s'amuse Piet Neckebroeck.

Dernier défi : s'habituer au changement complet de décor. "Avant on avait une vue magnifique sur la citadelle de Namur. Aujourd’hui, on a une vue magnifique sur les réacteurs de la centrale de Tihange", ironise le lieutenant-colonel qui va devoir découvrir un nouvel itinéraire pour son footing quotidien.

 

 

 

Archives : Dernière parade à Jambes avant le déménagement 13/11/2018

Pour marquer ce départ après 70 ans à Jambes, une cérémonie militaire s'est déroulée le 13 novembre dernier en présence des autorités militaires et civiles.

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