Les meilleurs "flair bartenders" du monde en compétition à Charleroi (vidéos)

"flair bartenders", un sport physique.
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"flair bartenders", un sport physique. - © David Becker - AFP

Une compétition internationale très impressionnante s'est tenue ce jeudi à Charleroi. Cinquante barmen et barmaids se sont affrontés dans une compétition de flair bartending, entendez l'art de jongler pour composer des cocktails de façon artistique.

"Le flair bartending est né il y a déjà quelques années aux USA", précise Annie Drappa, co-organisatrice de l'évènement, "mais ça commence à arriver chez nous. Ça fonctionne pas mal dans des pays comme la Roumanie, la Pologne ou l'Italie, mais pas encore beaucoup chez nous, c'est pour ça qu'on essaye de le développer en Belgique".

Un Belge, des dizaine d'Italiens

Et c'est vrai que parmi les compétiteurs venus du monde entier ce jour-là, il n'y a qu'un seul Belge. Tous s'entraînent dans une salle à l'étage avant leur passage devant le jury. Entre leurs mains, verres et bouteilles s'envolent, virevoltent et retombent presque toujours entre leurs mains. Parmi eux, une dizaine viennent d'Italie, où la discipline est bien implantée.

"Pour nous, c'est plus facile", nous confie Enrico Fiore, jeune flair bartender italien, "il y a beaucoup de compétitions organisées en Italie. Le seul problème, c'est qu'il y a beaucoup de concurrence".

Un sport

La star du jour, c'est Luca Valentin. Ce Roumain est le champion du monde en titre. À 31 ans, il jongle avec les bouteilles comme personne et voyage à travers le monde pour promouvoir ce qu'il considère comme un sport.

"Je m'entraîne environ 6 heures par jour", explique Luca Valentin, "J'ai développé ma propre méthode avec du coaching mental. Ce qu'on fait, c'est du sport! On a juste de l'alcool dans les bouteilles, c'est un léger problème... Mais le flair bartending est du sport bien sûr".

Compétition

Face au jury, les candidats ont quatre minutes pour réaliser un maximum de figures, sans oublier de préparer un cocktail de leur choix. Degré de difficulté, chorégraphie, originalité, tout est pris en compte.

"Il faut que ce soit un spectacle", ajoute Szabolcs Szöke, le président du jury venu de Hongrie, "et c'est sans doute le plus difficile parce que beaucoup de candidats se concentrent sur des mouvements compliqués, mais ils oublient de divertir le public. Or c'est très important. Non seulement en compétition, mais aussi derrière un bar".

 

Parce qu'à côté des compétitions, ces hommes et ces femmes travaillent aussi dans les bars les plus réputés. Certains ont même ouvert des écoles pour faire grandir et connaître leur discipline. Les organisateurs du concours à Charleroi rêvent eux aussi d'en ouvrir une en Belgique.

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