Les mandataires francophones de la périphérie sont en désaccord

Pour Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, il n'y a pas lieu de réclamer l'élargissement de Bruxelles maintenant
Pour Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, il n'y a pas lieu de réclamer l'élargissement de Bruxelles maintenant - © Belga Picture

Les négociations autour de BHV reprennent ce mardi. C'est dans ce contexte que les mandataires francophones de la périphérie comptaient lancer, ensemble, un appel aux présidents de parti. Une manière de leur mettre la pression et de leur rappeler leurs engagements concernant l'élargissement de Bruxelles, informe le journal Le Soir. Le souci, c’est que les différents partis ne sont plus sur la même longueur d'onde.

Tout le monde n'est pas convaincu de l'opportunité d'envoyer ce texte maintenant. Certains élus PS et CDH refusent de le signer. Ils ne veulent pas mettre de l'huile sur le feu et souhaitent laisser une chance aux négociations fédérales. D'autant que, selon eux, pour l'heure, la note du formateur ne consacre pas la scission pure et dure de BHV. Il n'y a donc pas lieu de réclamer l'élargissement de Bruxelles.

Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre CDH de Rhode-Saint-Genèse, affirme: "Pour le moment, ils négocient sur une bonne base. Au CDH, nous avons avancé tous les amendements que nous pensions importants. En fonction du résultat, nous allons prendre des initiatives et essayer de regrouper tous les Francophones autour d’un même avis."

Regrouper les Francophones de la périphérie, c'est aussi la volonté du FDF Damien Thiéry, bourgmestre non-nommé de Linkebeek, à l'origine de l'initiative. Cependant, pour lui, c'est maintenant qu'il faut retaper sur le clou. "Parce qu’on sait que BHV est en train de se décider pour l’instant. Et, d’autre part, nous avons attendu la période post-vacances pour pouvoir essayer de recontacter tout le monde. C’est le moment opportun. Encore une fois, en espérant que l’on tienne compte de notre avis et qu’on ne nous vende pas au plus offrant. Je rappelle qu’il s’agit de l’avenir de 150 000 Francophones", signale Damien Thiéry.

Bref, le front francophone se lézarde en périphérie. Le texte risque donc de rester encore un certain temps au fond du placard.

Pierre Vandenbulcke – Delphine Wilputte

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