Les jeunes hennuyers ne font pas assez d'activités physiques

Les jeunes hennuyers passent trop de temps devant la télévision, l'ordinateur et leur téléphone portable.
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Les jeunes hennuyers passent trop de temps devant la télévision, l'ordinateur et leur téléphone portable. - © Pxhere - Creative Commons

L'Observatoire de la Santé du Hainaut a réalisé, entre 2012 et 2014, une enquête auprès de 1669 jeunes enfants âgés entre 11 et 17 ans. Les chiffres sont assez interpellants et montrent que les jeunes hennuyers ne pratiquent pas assez d'activités physiques.

L'école a repris au lendemain du 1er mai. Les étudiants montois en ont bien profité. "J'ai fait Mons-Chimay-Mons du matin." explique Alexandre. "L'après-midi, je suis resté chez moi avec la télévision et mon téléphone. Combien de temps sur mon GSM? Peut-être huit ou neuf heures mais comme on avait congé..." Pour Tonia, c'était plutôt journée détente. "Je n'ai pas fait de sport." reconnait l'adolescente. "J'ai travaillé un peu pour l'école, j'ai dessiné et je l'avoue j'étais sur mon téléphone toute la journée. Je suis tout le temps dessus."

Les jours d'école, les jeunes hennuyers vont en moyenne un peu plus de deux heures par jour sur internet. Une durée qui double en dehors des périodes scolaires. Or, on préconise maximum deux heures de sédentarité (télévision, ordinateur, lecture,...) pour sept à quatorze séances hebdomadaires d'activités physiques. Soit une à deux par jour d'une durée d'une heure.

Qu'entend-on par activité physique?

C'est bien entendu faire du sport mais ce n'est pas que ça. C'est aussi marcher jusqu'à l'arrêt de bus, aller faire ses courses en vélo, jardiner à la maison, nettoyer sa voiture,... Si tous les jours vous effectuez trente minutes de marche aller-retour pour vous rendre au travail et qu'ensuite vous tondez votre pelouse durant trente minute également, vous avez effectué votre activité physique quotidienne.

Mais plusieurs facteurs peuvent expliquer la sédentarisation des jeunes hennuyers. "Les aménagements de territoires sont parfois peu enclins à un déplacement à vélo. Ils sont parfois mal aménagés et peu sécurisés. Les parents ne vont donc pas pousser leurs enfants à se déplacer à vélo." explique Anne-Marie Vansnick qui a participé à cette enquête. Mais il existe d'autres aspects. "Quand les parents encouragent le jeune à être actif, celui-ci est actif." poursuit Anne-Marie Vansnick "Si les parents sont sédentaires, fatalement les jeunes vont se tourner vers des activités de ce type. Les inégalités sociales jouent aussi un rôle. Moins la situation de la famille est favorable, plus il va se tourner vers des activités sédentaires et il pratiquera moins d'activités physiques bonnes pour sa santé" conclut-elle.

Quelles solutions?

Les parents ont donc un rôle important. Tout comme le pédiatre ou le médecin traitant. Dialoguer avec peut augmenter de 10 à 30% le nombre de jeunes pratiquant une activité physique ou qui s'affilient à un club de sport. Mais les écoles peuvent aussi améliorer la situation avec des cours d'éducation physique plus attrayants. "Il y a une corrélation entre l'appréciation du cours d'éducation physique et la pratique d'une activité physique en dehors de l'école." détaille le Docteur Christian Massot. "Mais dans pas mal d'écoles, les infrastructures sportives sont encore insuffisantes en terme de locaux ou d'équipements. L'autre point important, ce sont les accords possibles entre les établissements scolaires et des clubs sportifs. Il est prouvé que lorsqu'un club sportif est installé sur le site d'une école, cela incite davantage de jeunes à pratiquer du sport."

Il existe pourtant des accords avec l'ADEPS mais seule la moitié des écoles profite de cette opportunité. 

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