Les jeunes étudiants anglais du Kent et la première guerre mondiale

Dans une école secondaire du Kent, un professeur discute avec quelques élèves de l'intérêt d'étudier l'histoire. Les garçons ont quinze ans et portent un uniforme gris avec une cravate lignée. Parmi eux, il y a George Taylor qui, très jeune, a été choqué par le sort des soldats tués ou blessé lors des guerres. Il s'est engagé dans la British Royal Legion, un organisme de soutien et de mémoire pour les anciens combattants. Il fait des actions de sensibilisation auprès d'autres jeunes. "En général, je leur explique que ce qui est arrivé, même si c'est il y a 100 ans, les concerne toujours. C'est ce qui a fondé la société dans laquelle ils vivent et puis, peut-être que leur famille a été impliquée."

Tout le monde n'est pas aussi engagé que George mais ses copains de classe trouvent tout de même le sujet très concernant. Pour Logan, quinze ans : 'Il y a quelques années, les gens trouvaient que l'histoire était un sujet ennuyeux mais, avec la façon d'enseigner actuelle, les professeurs rendent ça plus amusant et plus intéressant, donc les gens ont envie d'apprendre et de comprendre."

Enda Holohan est professeur d'histoire. Il aborde le sujet en partant de lettres de soldats et autres témoignages directs. Il pense que la connaissance des faits protège de la propagande. "Encore aujourd'hui, la première guerre mondiale est récupérée pour promouvoir l'image d'un passé glorieux mais on espère qu'en enseignant l'histoire aux jeunes de ce pays ils auront les compétences suffisantes pour voir clair sur la propagande et sur les déformations. Et ils pourront mieux faire leur propre jugement. "

Ce professeur et ces élèves espèrent maintenant des collaborations avec d'autres écoles belges, françaises, allemandes... Histoire de croiser les points de vue et la façon dont chaque pays a transmis l'histoire du conflit aux jeunes générations.

Isabelle Palmitessa, Daniel Barbieux

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